
Contestation du Parrainage: L’ADP prépare une marche contre la CEI
Lemandatexpress – La tension préélectorale semble s’enliser en Côte d’Ivoire à quelques mois des élections générales de 2025. Le présidium de la plateforme politique Alliance pour la Démocratie et la Paix (ADP) a officiellement déposé, ce vendredi 27 juin 2025, un courrier à la préfecture d’Abidjan pour notifier l’organisation d’une marche prévue le 4 juillet prochain. L’objectif : dénoncer le fonctionnement de la Commission Électorale Indépendante (CEI), qu’ils jugent partiale.
Le point de départ de cette manifestation est fixé à Cocody Deux-Plateaux, siège de la CEI, lieu hautement symbolique dans le contexte politique actuel. Les organisateurs attendent une mobilisation de cinq mille (5000) participants, selon le courrier diffusé.
Cette initiative intervient au moment ou L’ADP, à l’origine d’une plainte contre l’État ivoirien devant la Cour de justice de la CEDEAO à Lagos, estime que cette action de rue devient nécessaire « là où la justice tarde à se prononcer », selon les propos de Jacob Mamadou Coulibaly, porte-parole du mouvement.
La plateforme ADP, qui regroupe plusieurs partis et mouvements de l’opposition, reproche à la CEI son manque d’impartialité dans l’organisation du processus électoral, notamment en ce qui concerne les conditions d’éligibilité, le parrainage citoyen, et la mise à jour du fichier électoral.
Les organisateurs réclament un meilleur encadrement de la marche par les forces de police, pour garantir son bon déroulement dans le respect de la loi. Toutefois, cette demande pourrait susciter des tensions supplémentaires, dans un contexte où les autorités redoutent toute manifestation de masse pouvant déboucher sur des troubles.
En parallèle à cette mobilisation, des informations font état d’un renforcement de la surveillance de certaines figures militaires, ajoutant une couche d’incertitude au climat politique. Plusieurs voix s’élèvent pour appeler au dialogue, alors que le front politique apparaît de plus en plus fracturé.
Reste à savoir si les autorités permettront son déroulement ou si elles opteront pour une interdiction, au risque de raviver davantage les inquiétudes sur la transparence du processus électoral.
Izou Dine







