
Simone Ehivet, après la rencontre CAP-CI / CEDEAO : « Nous comptons sur la surpuissance de leur organisation pour avoir des élections apaisées »
Lemandatexpress – La Coalition de l’Alliance pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI) a échangé, ce mercredi 2 juillet, avec une mission de la CEDEAO autour du processus électoral en cours.
Regroupant une vingtaine de partis et groupements politiques d’opposition, la CAP-CI se positionne comme un interlocuteur crédible sur la scène politique nationale. D’où cette rencontre initiée par la CEDEAO, venue prendre le pouls de la situation pré-électorale en Côte d’Ivoire.
À la sortie de l’audience, Mme Simone Ehivet, porte-parole de la coalition, s’est dite satisfaite de l’échange et a réaffirmé l’engagement de l’opposition pour une présidentielle apaisée et inclusive.
« Nous avons eu la joie, ce matin, de rencontrer la délégation de la CEDEAO. Les échanges ont été très fructueux. Notre souhait était d’avoir la possibilité d’exprimer notre plaidoyer. Ce que nous voulons, ce sont des élections propres, apaisées, transparentes et inclusives. C’est cela notre projet, et c’est pour cela que nous nous battons depuis 2024 pour obtenir un dialogue national », a rappelé l’ex-Première Dame.
Le dialogue national étant encore au point mort, chaque contact avec des acteurs régionaux ou internationaux est perçu par la CAP-CI comme une opportunité pour faire avancer les choses.
« Chaque fois que quelqu’un frappe à notre porte pour nous demander pourquoi nous pleurons, nous sommes heureux de recevoir ces personnes-là. Et de leur expliquer les raisons de nos cris et de nos douleurs. Ils nous ont écoutés », a-t-elle confié.
La rencontre avec la CEDEAO a ainsi laissé entrevoir une lueur d’espoir pour la suite du processus électoral. Simone Ehivet et ses pairs entendent s’appuyer sur l’organisation sous-régionale pour changer la donne : « Nous comptons sur leur surpuissance pour nous venir en aide, afin que la Côte d’Ivoire puisse organiser des élections apaisées, à la suite d’un dialogue politique ouvert, où chacun pourra exprimer ses besoins et ses souhaits. »
Elle plaide pour une réforme profonde du système électoral, en vue d’un cadre plus équilibré et plus représentatif :
« Ce dialogue doit permettre d’obtenir une modification totale du système électoral, afin d’avoir un système mieux équilibré, qui prenne en compte les desiderata des populations elles-mêmes. »
Concernant la multiplication des coalitions politiques dans le paysage pré-électoral, Simone Ehivet s’est voulue rassurante : « La prolifération des coalitions en Côte d’Ivoire est une bonne chose, tant que cela va dans le même sens. Ce que nous souhaitons, en tant qu’opposition, ce sont des élections propres et transparentes. Qu’il y ait mille coalitions, cela ne doit pas inquiéter. Tant que ces coalitions œuvrent dans la même direction, c’est cela l’essentiel. »
Le délégation de la CEDEAO, conduite par le professeur Théodore Holo, avait déjà rencontré la Commission électorale indépendante (CEI).
Martial Galé







