
Présidentielle 2025 : Alassane Ouattara, “une candidature qui affaiblit les institutions et divise le pays”, selon Dr David Mebra Koné
Lemandatexpress – Dans une analyse critique, Dr David Mebra Koné estime que la candidature du président sortant Alassane Ouattara à un quatrième mandat traduit une vision exclusive du pouvoir, reposant sur l’idée qu’aucun autre Ivoirien ne serait capable de diriger le pays. Il y voit une logique providentielle dangereuse, où la personne prend le pas sur les institutions.
Cette approche du Président de la République sortant laisse croire qu’en dehors de sa propre personne, aucun autre ivoirien ne serait ni prêt ni capable d’assumer les fonctions de chef d’État dans son camp comme ailleurs. Cette conception est providentielle et celle de ceux qui nourrissent la peur , le négationnisme, le chaos pour justifier une décision politique controversée.
Elle laisse croire que Monsieur Ouattra serait indispensable , voire même une personnalité messianique dont le départ du poste Présidentiel serait la raison de tous les problèmes d’ insécurités qui pourraient advenir. Dans ce cas où serait le Dieu de la nation ?
𝗜𝗩 – 𝗗𝗲 𝗺𝗼𝗻 𝗮𝘃𝗶𝘀 𝗾𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗮𝘂𝘅 𝗶𝗺𝗽𝗹𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱’𝘂𝗻𝗲 𝘁𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗱é𝗰𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻
a) En lieu et place du renforcement institutionnel recherché, le Président à mon avis affaiblit les efforts qu’il a lui lui-même fait pour fortifier les institutions de la République. Un 4ème mandat justifié par les arguments que nous avons sus indiqués affirme la primauté et la force de la personne, sur la force des institutions. Au lieu d’institution forte , on obtient plutôt des hommes forts à la tête de nos États.
b) Une autre réalité qui naît de cette décision est la probabilité que nous tombions dans l’arbitraire car un pouvoir trop long corrompt absolument.
c) Cette décision controversée crée et renforce la tension entre les acteurs politiques du pays .Elle ne fera que s’intensifier si il n’y a pas d’inclusion pour le scrutin à venir .Et il n’y a nul doute que l’absence d’inclusion électorale et le mandat controversé que le chef de l’État vient de décider de faire peuvent être considérés comme un facteur de risque et d’implosion que nous pouvons et devons éviter à tout pris en privilégiant la voie du dialogue , de la participation de tout ceux qui le souhaitent à cette élection.







