Yopougon : “On ne casse pas la République”, prévient le mouvement Gardiens de la République

Les actes de vandalisme perpétrés dans la nuit du vendredi 1er au samedi 2 août 2025 à Yopougon continuent de susciter indignation et réactions au sein de la société civile et des mouvements citoyens. À ce titre, le Mouvement Gardiens de la République a publié un communiqué virulent pour condamner les violences et exprimer son soutien à l’action des autorités.

Dans son message, le président national du mouvement, Soro Nambigué Issouf, déplore les exactions commises par des « jeunes visiblement manipulés », qui ont détruit des biens publics et privés dans plusieurs quartiers de la commune. Pour le mouvement, ces agissements « n’avaient pour but que de semer le chaos » et ne sauraient être assimilés à une quelconque revendication légitime.

« Casser, ce n’est pas revendiquer. Brûler, ce n’est pas militer. Détruire, ce n’est pas aimer son pays », a martelé le président du Mouvement, dans une adresse ferme à l’endroit des auteurs des troubles.

Le communiqué salue par ailleurs la réactivité des forces de l’ordre, du gouvernement et de la justice. Selon le mouvement, la réponse de l’État a été à la hauteur de la gravité de la situation, marquée par l’interpellation de plusieurs fauteurs de troubles.

Le Mouvement Gardiens de la République en profite pour adresser un message clair à la jeunesse ivoirienne : refuser d’être utilisée comme « bouclier dans des combats qui ne sont pas les vôtres ». L’organisation exhorte les jeunes à s’engager pour la paix, l’éducation, l’entrepreneuriat et la construction du pays.

Soro Nambigué Issouf lance également une mise en garde aux « manipulateurs tapis dans l’ombre » qui utiliseraient la misère et le désespoir comme levier pour créer le désordre : « Le peuple vous regarde. »

Une posture de fermetéFidèle à sa ligne, le Mouvement Gardiens de la République réaffirme son attachement à l’ordre républicain et à la stabilité du pays. « La République se tient debout.

Et elle le restera », conclut le communiqué.Dans un climat social où tensions politiques et enjeux électoraux s’entremêlent, cette prise de position vise à rappeler que la violence ne peut être une solution acceptable, quelles que soient les frustrations.

HILAIRE GUEBY

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