
Fête de l’indépendance à Senandé (Kouassi-Datékro): Le sous-préfet appelle à la paix et au vivre ensemble
Lemandatexpress – Senandé, petit village situé à 7 km de Kouassi-Datékro, a pris, le jeudi 7 août 2025, des allures de capitale régionale. À l’occasion de la célébration du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, les 26 villages de la sous-préfecture s’y sont donné rendez-vous. Une foule compacte, dès l’aube, a envahi la place publique choisie pour les festivités, donnant à l’événement une atmosphère à la fois solennelle et conviviale.
La journée, portée par un enthousiasme palpable, a débuté par l’arrivée des autorités locales, accueillies par des applaudissements nourris et des chants traditionnels. Dans son discours, Mme Kambou née Hien Ini, sous-préfet de Kouassi-Datékro, a tenu à saluer d’emblée « les avancées remarquables » que connaît la Côte d’Ivoire sous la conduite du président Alassane Ouattara. Selon elle, ces progrès visibles dans les infrastructures, l’économie et les services sociaux doivent être préservés par une cohésion nationale sans faille.

À moins de trois mois du scrutin présidentiel du 25 octobre prochain, l’autorité administrative a orienté son message vers la préservation de la paix et du vivre ensemble. D’un ton à la fois ferme et rassurant, elle a martelé : « Nos appartenances politiques, nos divergences d’opinion ne doivent pas nous diviser ». Dans un contexte électoral souvent marqué par des tensions, l’appel du sous-préfet sonne comme une mise en garde préventive : la stabilité de la région et du pays se construit dans le respect mutuel et la tolérance.
Mais le vivre ensemble ne peut s’épanouir que dans un environnement sûr. C’est pourquoi Mme Kambou a également dénoncé avec vigueur l’orpaillage clandestin, une pratique qui gagne du terrain dans plusieurs zones de Côte d’Ivoire. Elle en a dressé un tableau sombre : « L’orpaillage clandestin favorise la prostitution, le trafic de drogue, la violence et même les viols, tout en détruisant l’environnement ». Son message aux parents était clair : s’impliquer activement pour éradiquer voir bannir ce fléau avant qu’il ne compromette l’avenir des jeunes et la quiétude des villages.
L’événement, au-delà des discours, a aussi été l’occasion d’affirmer l’identité et la fraternité locales. Ainsi, après le traditionnel salut aux couleurs, un défilé militaire a ouvert la marche, suivi de celui des différentes communautés villageoises, associations et organisations locales. Les pas cadencés, les tenues colorées et les chants ont traduit l’adhésion de tous à cette journée commémorative.

Sous le soleil de Senandé, les habitants sont repartis le cœur léger, conscients que la fierté de l’indépendance ne se mesure pas seulement en années, mais aussi dans la capacité des communautés à rester soudées face aux défis du moment.
AS







