
Affaire « des cadres du PPA-CI devant le procureur »: Damana Pickass révèle les raisons de la convocation
Lemandatexpress – Damana Adia Pickass, Koua Justin, Dahi Nestor, Lasme Blaise et Bipo Ladi, tous cadres du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), étaient invités, par convocation, à se présenter devant le procureur de la République, Koné Braman Oumar, à ses bureaux du palais de justice, à Abidjan-Plateau, lundi 29 septembre 2025.
À leur sortie, Damana A. Pickass, 2e vice-président du Conseil stratégique et politique (CSP) du PPA-CI en charge de la mobilisation et de l’organisation de la fête de la renaissance, a livré à la presse le contenu de la convocation. « Nous avons été effectivement convoqués par le procureur de la République. À l’effet, selon ses dires, de nous faire passer un message. Selon le procureur, il a des informations collectées sur nous. Donc, il voulait les mettre à notre disposition, tout en nous disant de prendre garde et que s’il y a le moindre “petit” mouvement sur toute l’étendue du territoire, il sera obligé de nous rechercher et de nous mettre aux arrêts. Voilà le message très clair que le procureur a bien voulu nous faire passer », a appris Damana A. Pickass.
Interrogé sur un possible lien entre cette convocation et la marche annoncée du front commun, regroupant le PPA-CI et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDC-RDA), ce samedi 4 octobre, le collaborateur de Laurent Gbagbo a souligné que ce point n’était pas au menu de la rencontre. « Ce n’est pas lié, on n’a pas abordé le sujet de la marche », a rétorqué Damana A. Pickass.
Au surplus, le cadre du PPA-CI a assuré que la marche du front commun aurait lieu, « (…) la marche, elle, aura lieu, la marche est une expression démocratique. La marche n’est pas constitutive d’un acte attentatoire à l’ordre public ou à l’intégrité de l’État. La marche est une activité, une manifestation organisée par deux grands partis responsables et qui agissent dans le cadre de la Constitution. Donc, on n’a pas parlé de ça. On a déjà organisé une marche qui s’est très bien passée, sans qu’il n’y ait eu des heurts, sans qu’il n’y ait eu des casses, des troubles ni avant, ni pendant, ni après. Et cela s’est fait de concert avec les autorités. Ça s’est très bien passé et je crois que c’est ce qui, dans cet esprit-là aussi que cette marche a été programmée, le 4 octobre. Donc, il n’y a pas de lien », a signalé Damana A. Pickass.
La marche du 4 octobre 2025, selon les partenaires de l’opposition (PPA-CI – PDCI), a pour objectif d’exiger un dialogue politique pour des élections inclusives, transparentes et démocratiques.
RÉACTION DE L’AVOCATE.
En ce qui le concerne, Me Aka-Seripka Roseline, conseil des cadres du PPA-CI, a fait un commentaire sur la démarche du procureur de la République.
« Le procureur nous a dit qu’il voulait juste porter une information à notre connaissance de ce qu’il avait des informations les concernant, mais, qu’il n’a pas voulu décliner. Moi, j’ai pris soin de lui rappeler qu’en sa qualité de procureur, faisant le travail de garant de l’ordre public et de la tranquillité publique de la Côte d’Ivoire, et moi surtout en ma qualité d’avocat assurant leurs défenses aux côtés de mes clients, j’ai tenu à rappeler au procureur que nous sommes en matière pénale. Et lui en tant que procureur agissant en la matière, l’infraction qu’il entend poursuivre ou cas où il y a des troubles, doit pouvoir réunir les conditions qu’il y a à l’issue de la personnalité de l’infraction. C’est-à-dire la personnalité dans l’accomplissement de l’infraction, la matérialité de l’infraction et même l’intention coupable dans l’infraction », a soutenu Me Aka-Seripka Roseline.
« J’ai fait savoir au procureur que ce n’était pas très logique, que ce n’était pas très juridique de pouvoir dire que dès qu’il y aura des troubles à l’ordre public, il mettra la main sur eux. Parce qu’on n’aura pas eu la preuve de leur implication, de leur responsabilité pénale et sur ce coup-là, nous serons au rebond pour assurer leur défense valablement », a fait valoir l’avocate.
Souce: L’INTER
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