
Nicolas Sarkozy incarcéré à la prison de la Santé : “Ce n’est pas un ancien président qu’on enferme, c’est un innocent”
Lemandatexpress – Mardi matin, une scène d’une intensité rare s’est déroulée devant le domicile parisien de Nicolas Sarkozy. L’ancien président de la République, main dans la main avec son épouse Carla Bruni-Sarkozy, a quitté son domicile pour se rendre à la prison de la Santé, où il doit purger sa peine de prison ferme.
Plusieurs dizaines de sympathisants et de partisans s’étaient rassemblés pour lui témoigner leur soutien.
Selon une note attribuée à Nicolas Sarkozy, dont nous avons reçu copie, l’ancien chef de l’État, a livré un message empreint d’émotion et de défi :
« Au moment où je m’apprête à franchir les murs de la prison de la Santé, mes pensées vont vers les Françaises et les Français de toutes conditions et de toutes opinions.
Je veux leur dire avec la force inébranlable qui est la mienne que ce n’est pas un ancien Président de la République que l’on enferme ce matin, c’est un innocent. »
Nicolas Sarkozy a dénoncé ce qu’il qualifie de « scandale judiciaire », évoquant un « chemin de croix » qu’il subirait depuis plus de dix ans.
« Voilà donc une affaire de financement illégal sans le moindre financement ! » a-t-il encore écrit, estimant être victime d’une « vengeance » et d’une « haine à un niveau inégalé ».
L’ancien chef de l’État, visiblement déterminé à poursuivre son combat judiciaire, assure qu’il ne réclame « aucune faveur » :
« Je ne suis pas à plaindre, car ma voix porte. Je ne suis pas à plaindre parce que ma femme et mes enfants sont à mes côtés, et mes amis sont innombrables. Mais ce matin, j’éprouve une peine profonde pour la France qui se trouve humiliée. »
Il conclut sur une note d’espoir : « Je n’ai pas de doute, la vérité triomphera. Mais que le prix à payer aura été écrasant… »
Alors qu’il entame cette nouvelle étape dans une affaire judiciaire qui le poursuit depuis plus d’une décennie, Nicolas Sarkozy reste au centre de toutes les attentions. Ses soutiens dénoncent une « injustice politique », tandis que ses détracteurs saluent une « victoire de l’État de droit ».
La France, elle, observe partagée entre émotion, incompréhension et débat sur la justice et la responsabilité de ses anciens dirigeants.
Abran Saliho






























