
Journée mondiale de la lutte contre le VIH SIDA : 62,8 % des séropositifs ignorent leur statut, un défi majeur pour la Côte d’Ivoire
Lemandatexpress – À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida célébrée ce 1er décembre, la Côte d’Ivoire s’inscrit une nouvelle fois dans la mobilisation internationale autour du thème : « Surmonter les bouleversements, transformer la riposte au sida ». Selon l’Agence nationale de la statistique (ANSTAT), cette journée constitue un moment essentiel pour rappeler l’ampleur de la pandémie et mesurer les progrès réalisés.
D’abord, au niveau mondial, les chiffres demeurent préoccupants. On estime que 40,8 millions de personnes vivent actuellement avec le VIH, tandis que 1,3 million de nouvelles infections ont été enregistrées en 2024, entraînant 630 000 décès liés au sida sur la même période. Ces données confirment que l’épidémie reste un défi sanitaire majeur malgré les avancées scientifiques et thérapeutiques.
Ensuite, en Côte d’Ivoire, les dernières données de référence issues de l’étude CIPHIA 2017-2018 permettent de comprendre la dynamique nationale. Le pays affiche une prévalence adulte de 2,9 %, avec des disparités marquées entre les sexes : 4,1 % chez les femmes contre 1,7 % chez les hommes. Par ailleurs, environ 382 000 adultes vivent avec le VIH, tandis que l’incidence reste relativement faible, à 0,03 %, soit près de 4 000 nouvelles infections par an. Cependant, un enjeu majeur persiste : 62,8 % des personnes vivant avec le VIH ne connaissent toujours pas leur statut, ce qui freine considérablement les efforts de dépistage précoce. De plus, seulement 40,2 % des personnes séropositives présentent une charge virale supprimée, avec là encore un écart notable entre les hommes (27,7 %) et les femmes (45,9 %).
Toutefois, il importe de noter que, selon l’ANSTAT, l’ensemble de ces indicateurs se sont globalement améliorés en 2025, grâce à l’intensification du dépistage, à l’élargissement de l’accès aux traitements antirétroviraux et à une sensibilisation accrue des populations.
Ainsi, en cette journée du 1er décembre, les autorités ivoiriennes réaffirment leur détermination à renforcer la prévention, garantir le traitement pour tous et intensifier la lutte contre la stigmatisation. Faire reculer le VIH demeure une responsabilité collective, car seule une mobilisation continue permettra de bâtir une Côte d’Ivoire en meilleure santé.
Abran Saliho







