
Lamoussa Djinko (Pdt du Renouveau démocratique) : « Dans cinq ans, la scène politique ivoirienne sera différente »
Lemandatexpress – Président du Renouveau démocratique, Lamoussa Djinko demeure fermement attaché à son ambition de gouverner la Côte d’Ivoire. Après l’épisode de la présidentielle d’octobre (candidature rejetée), il se projette désormais vers 2030, une échéance qu’il juge cruciale.
L’opposant politique s’exprimait le samedi 13 décembre, à l’occasion de son traditionnel dîner de fin d’année avec la presse, dans un restaurant à Cocody-Angré. Lamoussa Djinko, qui avait apporté son soutien à Ahoua Don Mello après le rejet de sa candidature par le Conseil constitutionnel, est déjà dans une dynamique prospective, fixant le cap de la transition générationnelle à l’horizon 2030.
À cette période, estime-t-il, le temps des présidents Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara sera révolu. « Dans cinq ans, l’arène politique sera différente. Nous aurons nos aînés qui iront à la retraite. Et au fond, cette génération et la nôtre représentent la transition », a-t-il déclaré.
Le moment venu, M. Djinko entend occuper pleinement sa place dans le marigot politique avec son parti, Le Renouveau démocratique. « Nous nous préparons pour les cinq prochaines années », affirme-t-il.
Pour l’heure, il dit aborder avec philosophie la parenthèse de la récente présidentielle. Revenant sur le rejet de sa candidature, Lamoussa Djinko assume avoir encaissé le coup sans réaction publique.
« J’ai déposé une candidature, elle n’a pas été retenue et je n’ai pas fait de déclaration. Parce que, qu’est-ce que j’allais dire ? Que je ne suis pas d’accord avec le système, que je n’aime pas le système ? Je dirais plutôt que les lois que nous avons, c’est à nous de lutter pour les changer dans le futur », explique-t-il.
En se pliant aux règles en vigueur, le président du RDCI a pris son mal en patience avant de s’engager aux côtés d’Ahoua Don Mello pour l’assister dans le portage du message de campagne. Selon lui, les deux hommes partagent plusieurs points de convergence, notamment sur le plan du modèle économique.
Cette collaboration n’a visiblement pas encore livré tous ses secrets. Les deux personnalités, à en croire M. Djinko, continuent d’échanger sur l’avenir de la Côte d’Ivoire. « Nous avons beaucoup d’espoir. Ce qui me plaît chez lui, c’est qu’il est non violent. Nous sommes tous deux non violents », souligne-t-il.
À la tête du Renouveau démocratique depuis sa création en 2006, Lamoussa Djinko s’est véritablement imposé sur la scène politique nationale à partir de 2023. Avec conviction, tout en cultivant le respect des aînés, il ambitionne d’apporter un nouveau paradigme dans la gestion de la chose publique. Dans son projet politique, il accorde une place de choix à la presse qui, selon lui, « peut impulser ces changements » par ses investigations et sa capacité à informer la population.
Martial Galé







