
Port Autonome d’Abidjan: Les raison du remblai de la baie Vridi-Bietry
Lemandatexpress – Depuis 2013, les travaux de modernisation et d’extension ont été lancés par l’équipe dirigeante du Port Autonome d’Abidjan, au regard du dynamisme de l’économie. Objectif : faire du Port d’Abidjan « le Hub de référence sur la façade Atlantique de l’Afrique ».
Cette vision de l’Autorité Portuaire s’inscrit dans le programme de développement du gouvernement ivoirien, dont l’ambition est de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent.
Pour ce faire, il faut mettre les infrastructures du Port d’Abidjan à niveau pour recevoir tous types de navires qui fréquentent les ports modernes du monde. Si le port n’évolue pas, il s’expose à une perte significative de compétitivité au profit de ses rivaux de la sous-région.
La concurrence est rude le long de la façade africaine de l’Atlantique. Personne ne veut se laisser conter. Tout le monde affiche la même ambition : devenir le hub du range. Plusieurs sont passés à l’action en investissement dans les plans de modernisation. Certains voient déjà les résultats de leurs efforts.
Le Port de Lomé a connu ces dernières années l’essor le plus fort du range ouest-africain ; le Port de Tema (Ghana) s’est également lancé dans un projet d’expansion. Les ports de Dakar, Cotonou et Conakry ont aussi fait des travaux d’extension pour se mettre à niveau, et ainsi diminuer le retard pris sur Tema, Lomé et Abidjan.
Les raisons du remblai
Dans ces conditions, le Port Autonome d’Abidjan aurait-il pu se mettre à l’écart de cette vague de modernisation, alors que le manque d’espaces portuaires se pose avec acuité ? Toutes ces raisons ont donc motivé l’autorité portuaire à entreprendre une vaste stratégie d’aménagement du port, comprenant plusieurs projets parmi lesquels le projet d’extension, par la réalisation du remblai dans la baie de Vridi-Bietry de 181 hectares de terrain portuaire.
La première phase de ce projet a concerné 45 hectares (près du quartier Zimbabwe) pour l’aménagement de terrains industriels, l’aménagement d’une zone logistique.
La congestion des quais de débarquement est l’autre raison de ce projet de remblai. Elle se manifeste par un temps de transit élevé, le temps mis par la marchandise à effectuer les formalités portuaires (transit time). Le temps de transit est fonction de facteurs physiques tels que l’intelligence de l’organisation de l’espace portuaire, et de facteurs intangibles tels que le temps d’attente moyen des navires et aussi l’efficience des services, la congestion des répercussions économiques sur toute la chaîne de valeur de la marchandise.
Contrairement aux fausses informations propagées dans certains médias par des personnes qui veulent jeter un discrédit sur le Port d’Abidjan, le remblai de la baie lagunaire de Vridi-Bietry n’est pas illégal.
Un projet d’étude d’impact environnemental et social a été réalisé et approuvé par le ministère de l’Environnement, de la Salubrité urbaine et du Développement durable, par arrêté N°040/MINESUDD/ANDE du 21 mai 2015.
Tous ces différents travaux réalisés ont plus que doublé la capacité du Port d’Abidjan en atteignant 3 millions de conteneurs par an.
Une décennie de réformes structurelles et de grands projets d’infrastructures ayant contribué à repositionner le Port d’Abidjan comme un hub maritime majeur de la Côte atlantique africaine.
Source: Le Mandat







