
Côte d’Ivoire : « Il n’y a pas de prisonniers politiques dans notre pays », tranche Amadou Coulibaly
Lemandatexpress –S’exprimant en marge du Conseil des ministres du mercredi 4 mars, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a tenu à clarifier la position de l’exécutif sur la question sensible de la libération de personnes arrêtées lors des tensions liées à l’élection présidentielle de 2025.
Face aux interrogations sur d’éventuelles discussions avec l’opposition autour de la libération de militants, notamment du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Amadou Coulibaly a, au préalable, levé ce qu’il considère comme une erreur de perception.
« D’abord, je voudrais vous dire qu’il n’y a pas de prisonniers politiques dans notre pays. Moi, je n’adhère pas à cet élément de langage.»
Pour le porte-parole du gouvernement, les personnes arrêtées dans le cadre des troubles qui ont accompagné la période électorale ne peuvent être assimilées à des détenus politiques. Selon lui, il s’agit d’individus poursuivis pour des actes répréhensibles.
« Des gens qui ont été arrêtés parce qu’ils ont commis des troubles à l’ordre public, parce qu’ils se sont livrés à des actes de vandalisme, parce qu’ils ont cassé des véhicules, ils ont incendié des bus, ils ont tenté de mettre le feu à une usine de production de gaz avec tout le risque que cela comportait de faire disparaître complètement un village. Ce ne sont pas des prisonniers politiques. Il faut que cela soit clair », a-t-il insisté.
Le ministre a également tenu à préciser que ces arrestations relèvent exclusivement du cadre judiciaire. « Ce sont des gens qui ont commis des délits et qui se sont retrouvés en prison pour cela. Donc là-dessus, je voudrais clarifier les choses. »
Concernant les informations faisant état de libérations récentes, Amadou Coulibaly affirme ne pas disposer d’éléments précis.
Il a affirmé, toutefois que « la justice peut accorder des libérations conditionnelles ». Avant d’ajouter : « Je ne connais pas les conditions dans lesquelles ils ont été libérés, donc je ne peux pas me prononcer là-dessus».
Enfin, évoquant les spéculations autour d’éventuels pourparlers politiques, le porte-parole du gouvernement a rappelé l’attachement des autorités au respect des institutions judiciaires. Selon Amadou Coulibaly, le gouvernement travaille à la construction un État de droit. « Une fois que l’affaire est dans la main de la justice, la justice va jusqu’au bout », a-t-il conclu.
Cette mise au point intervient dans un contexte où l’opposition continue de réclamer la libération de plusieurs de ses militants arrêtés lors des tensions postélectorales. Pour le gouvernement, ces dossiers ont un caractère strictement judiciaire.
Martial Galé







