
Guerre au Moyen-Orient : frappes sur Téhéran, missiles iraniens et tensions régionales au 6e jour du conflit
Lemandatexpress – Au sixième jour du conflit qui oppose Israël, appuyé par les États-Unis, à l’Iran, la situation au Moyen-Orient s’intensifie dangereusement. Les offensives se multiplient, les ripostes s’enchaînent et le théâtre des opérations semble s’élargir de jour en jour.
Selon France 24, l’armée israélienne affirme avoir lancé, ce jeudi, une série d’attaques ciblées dans plusieurs zones de Téhéran, après avoir déjà mené plus tôt des frappes contre des positions au Liban. Une escalade militaire qui illustre l’ampleur croissante du conflit.
En réponse, l’Iran dit avoir frappé des quartiers généraux de forces kurdes au Kurdistan irakien, accusées par Téhéran d’activités hostiles. Cette nouvelle opération élargit encore davantage le champ géographique des affrontements.
Dans le même temps, l’armée israélienne annonce avoir détecté une nouvelle vague de missiles tirés depuis l’Iran en direction de son territoire. Les systèmes de défense antiaérienne ont été immédiatement activés pour tenter d’intercepter ces projectiles.
Autre développement préoccupant : des missiles et des drones iraniens auraient frappé l’aéroport de Nakhitchevan, en Azerbaïdjan, selon une source proche du gouvernement citée par Reuters. Situé à une dizaine de kilomètres seulement de la frontière iranienne, cet aéroport stratégique illustre le risque d’extension régionale du conflit.
La guerre ne se joue pas seulement sur le terrain militaire. Sur le front numérique, l’Iran est désormais quasiment coupé du reste du monde. D’après l’ONG de surveillance d’Internet NetBlocks, la connectivité dans le pays est tombée à environ 1 % de son niveau habituel.
Cette coupure, qui dure depuis plus de 120 heures, serait liée aux opérations militaires en cours. NetBlocks évoque également un climat de contrôle renforcé, les opérateurs télécoms menaçant de poursuites les internautes qui tenteraient d’accéder à l’internet mondial.
Face à la montée des tensions, certains pays européens commencent à se mobiliser. La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a annoncé que l’Italie envisage d’envoyer une aide en matière de défense antiaérienne aux pays du Golfe visés par des frappes iraniennes.
Rome entend agir aux côtés de la France, du Royaume-Uni et de l’Allemagne. Au-delà de la solidarité avec les États de la région, l’Italie veut aussi protéger ses ressortissants et ses militaires présents dans la zone, estimés à plusieurs dizaines de milliers de civils et près de 2 000 soldats.
Dans ce contexte explosif, le Golfe apparaît plus que jamais comme un espace stratégique, à la fois sur les plans sécuritaire et économique. Et au fil des jours, la crainte d’un embrasement régional ne cesse de grandir.
M.Galé







