
Cacao : Face à la crise, le SYNAP-CI appelle à une grande mobilisation des producteurs à l’Ouest
À la suite de l’annonce du prix bord champ du kilogramme de cacao fixé à 1 200 FCFA pour la campagne intermédiaire, le Syndicat National Agricole pour le Progrès en Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) a sonné l’alerte et appelé les producteurs à la mobilisation.
Lors d’une conférence de presse tenue le dimanche 8 mars 2026 au siège du SYNAP-CI, au Plateau, son président national, Koné Moussa, a dénoncé une situation « préoccupante » pour les producteurs de cacao. « La filière cacao constitue un pilier majeur de l’économie nationale et la principale source de revenus de centaines de milliers de familles paysannes. Les difficultés actuelles dans la commercialisation intérieure du cacao ont donc des répercussions directes sur la stabilité économique et sociale des zones rurales », a-t-il soutenu.
Face à ce qu’il qualifie de crise persistante dans la commercialisation intérieure du cacao, le syndicat appelle à une grande rencontre de concertation dans l’Ouest du pays dans les prochains jours, afin d’examiner la situation et de décider des actions à mener. Devant des journalistes et des représentants d’organisations agricoles, le président du SYNAP-CI a rappelé que la filière cacao demeure un pilier essentiel de l’économie ivoirienne, faisant vivre des centaines de milliers de familles rurales. Selon lui, les inquiétudes actuelles ne sont pas nouvelles. Il a indiqué qu’au moment de l’annonce du prix d’achat de 2 800 FCFA le kilogramme pour la campagne 2025-2026, la plateforme SYNAPCI-ANAPROCI avait déjà attiré l’attention sur les risques d’une crise de commercialisation.
D’après le syndicat, ces analyses avaient contribué à la décision du gouvernement de débloquer une enveloppe de 280 milliards de FCFA afin de soutenir la filière. Malgré cette intervention financière, le SYNAP-CI affirme que d’importants stocks de cacao demeurent encore invendus dans les magasins des coopératives, alimentant les inquiétudes dans les zones de production. La situation s’est encore tendue avec l’annonce, le mercredi 4 mars, du prix bord champ de la campagne intermédiaire fixé à 1 200 FCFA le kilogramme, soit une baisse importante par rapport au prix de la grande campagne.
Pour le SYNAP-CI, cette décision intervient alors que les stocks de la grande campagne restent encore largement invendus, ce qui accentue les difficultés des producteurs et des coopératives. Face à cette situation jugée grave, le SYNAP-CI appelle ses membres et les organisations agricoles partenaires à rester mobilisés. Le syndicat annonce une grande rencontre de concertation dans l’Ouest du pays, une zone stratégique de production cacaoyère.
Mathias Kouamé







