
Face aux critiques en ligne, Naya Jarvis Zamblé défend son bilan et interpelle ses détracteurs
Au cœur d’une vive polémique sur les réseaux sociaux, la députée-maire de Gohitafla, , est sortie de son silence pour répondre aux critiques qu’elle dit subir depuis plusieurs jours. Dans une publication largement relayée sur Facebook, l’élue a dénoncé ce qu’elle considère comme l’« hypocrisie » de certains commentateurs qui s’érigent aujourd’hui en analystes de son action politique.
Dans son message, la parlementaire affirme que nombre de ses détracteurs étaient absents lorsqu’elle appelait, le 27 février 2025, à la création d’une commission de réflexion citoyenne destinée à élaborer des propositions de loi pour lutter contre les dérives dans la gestion du foncier.
Un appel resté sans réponse selon l’élue
Selon , cette initiative faisait suite au retentissant dossier foncier connu sous le nom d’« affaire Komé Bakary », qui avait suscité de nombreuses interrogations sur la sécurisation des terres et l’authenticité de certains documents administratifs.
L’objectif de la commission proposée était, explique-t-elle, de « fédérer toutes les compétences » afin de construire un dispositif législatif capable de lutter contre la spoliation des terres, la falsification des sceaux de l’État et de renforcer la protection des droits fonciers des citoyens ivoiriens.
« Quand il s’agissait de s’asseoir pour travailler sérieusement et rédiger des propositions concrètes, les bureaux étaient vides et les boîtes mail désertes », déplore l’élue.
Des critiques liées à ses prises de position sociales
La députée-maire affirme que la situation est aujourd’hui différente : depuis plusieurs jours, des voix critiques se multiplient sur les réseaux sociaux, notamment autour de son engagement en faveur des femmes rurales en situation de précarité. Des débats en ligne ont remis en question certaines de ses positions et interprété différemment ses propos.
Face à ces réactions, l’élue accuse certains commentateurs de « déformer » ses déclarations et de développer des « théories de salon » sur des réalités qu’ils ne connaîtraient pas.
Un engagement revendiqué à l’Assemblée nationale
Dans sa publication, affirme également avoir interpellé à plusieurs reprises le gouvernement à l’Assemblée nationale sur ce qu’elle qualifie de « justice à deux vitesses » dans le traitement de certains dossiers fonciers. Elle regrette par ailleurs que les séances parlementaires ne soient pas systématiquement retransmises en direct, estimant qu’une plus grande transparence aurait permis de mieux faire connaître les positions défendues par les députés.
L’élue dit aussi avoir dénoncé l’existence de réseaux de faussaires impliqués dans des opérations foncières frauduleuses, qu’elle considère comme une menace pour la souveraineté nationale.
Un travail de terrain mis en avant
Au-delà des débats politiques, la députée-maire rappelle son activité sur le terrain dans sa circonscription de , évoquant notamment ses déplacements dans les localités rurales pour des questions liées à l’accès à l’eau, à l’éducation et aux services de santé.
« Mon engagement ne dépend pas des applaudissements », affirme-t-elle, soulignant vouloir défendre à la fois les propriétaires terriens victimes de spoliation et les femmes rurales mariées selon la coutume mais dépourvues de statut juridique clair.
Une série de clarifications annoncées
Face aux critiques persistantes, annonce qu’elle reviendra dans les prochains jours sur plusieurs actions qu’elle affirme avoir menées au Parlement et dans sa circonscription. L’élue promet de « rafraîchir la mémoire » de ceux qui, selon elle, ignorent ou minimisent son engagement.
La polémique, très active sur les réseaux sociaux ivoiriens, illustre une nouvelle fois le rôle croissant de ces plateformes dans le débat public et la confrontation des récits politiques.







