
Après la pose de la 1ère pierre du « pôle commercial moderne » de Didiévi – le maire Brice Kouassi: « Le Président Alassane Ouattara aime beaucoup le V baoulé…»
Lemandatexpress – Le Ministre Brice Kouassi, maire de Didiévi a procédé le vendredi 15 mai 2026, à la pose de la première pierre d’un « pôle commercial moderne » dans la commune. Cette infrastructure comportera un marché moderne, des magasins commerciaux, un espace gastronomique, une gare routière et un espace événementiel.
Au terme de la cérémonie solennelle, le maire de la cité cosmopolitique, s’est prêté aux questions de « Le Mandat »..
Monsieur le maire, après la mise en place du commissariat de police de Didiévi, un autre grand projet vient de faire surface. Celui de la construction d’un Pôle commercial moderne pour votre commune, à hauteur de 1 400.000.000 FCFA grâce au Président de la République, Alassane Ouattara. Est-ce le point de départ du développement de la localité ?
Je vous remercie pour cette question, puisque c’est une interrogation récurrente. En réalité, le nouvel élan de développement de Didiévi a commencé depuis 2011 avec le Président de la République, SEM Alassane Ouattara. Et cela vaut pour beaucoup de régions de la Côte d’Ivoire. Figurez-vous que cette ville que vous connaissiez bien, parce que c’est l’autre village du premier Président de la République de Côte d’Ivoire, feu le Président Félix Houphouët-Boigny, était totalement à la traîne à plusieurs niveaux. Il y a des faits sur lesquels je ne reviendrai pas, mais retenons que Didiévi est une ville connue en Côte d’Ivoire. Pourtant, en 2011, seuls 46 villages étaient électrifiés sur les 143 villages que compte le département. Depuis 2022, tous les 143 villages sont électrifiés. Nous avons 143 villages électrifiés sur 143. C’est magnifique ! En 2020 et 2021, le Président de la République, SEM Alassane Ouattara, nous a accompagnés dans notre élan de développement avec 14 châteaux d’eau. Toujours en 2011, Didiévi n’était pas encore reliée aux autres villes de la Côte d’Ivoire par le bitume. Pour se rendre à Tiébissou, Yamoussoukro, Dimbokro, Bocanda, c’était uniquement la terre rouge qu’il fallait affronter, sans possibilité de s’en soustraire. C’était un département enclavé et isolé avec peu de perspectives en matière d’opportunités économique et social. C’est à partir de 2011, lorsque le président Alassane Ouattara est arrivé aux affaires d’Etat que la situation s’est nettement améliorée. Nous avons désormais le bitume qui relie Didiévi à Tiébissou et à Yamoussoukro et Bouaké. Depuis 2023, le bitume relie Didiévi à Bocanda. C’est donc depuis 2011 que le développement de Didiévi a connu ce regain de vitalité, bien avant que nous ne soyons à la tête du conseil municipal en 2018. Cependant, nous attendons, avec impatience, la réalisation du projet de bitumage de l’axe Didiévi-Dimbokro, inscrit au PND 2026-2030.
Vous êtes arrivés à la tête de la commune de Didiévi en 2018. Quelles ont été les innovations majeures concernant la gestion de la chose publique, sous votre mandature ?
Dès notre prise de fonction en février 2019, nous avons initié un événement inédit jusque-là à Didiévi. Nous avons organisé les États généraux du développement de Didiévi, les 8, 9 et 10 août 2019. Il fallait jeter les bases du développement, tracer les différents sillons du développement de Didiévi. Nous avons ainsi identifier des secteurs, des domaines et des infrastructures prioritaires afin d’amorcer notre dynamique économique et sociale. Au sortir de ces états généraux, nous avons identifié 30 projets à réaliser. Par la suite, nous avons porté ces priorités à 45.
Au sortir des états généraux, est ce que la matrice d’actions a été acceptée par tous ?
Absolument. Lors des États généraux du développement de Didiévi, nous avons réuni toutes les compétences pouvant nous permettre d’arriver à des résultats probants et efficaces. Pour ce faire, nous nous sommes laissé guider par des experts du Ministère de l’Intérieur, des consultants, ainsi que les cadres, les jeunes, les femmes, les opérateurs économiques, les chefs des villages de Didiévi. Nous avons ainsi identifié des projets et des infrastructures prioritaires, structurants et consensuels pour le développement de Didiévi. À titre illustratif, nous avons décidé d’œuvrer ensemble à la cohésion sociale et à la paix entre les fils et filles de Didiévi, en dépit de nos divergences politiques et religieuses. Nous avons validé la priorité d’électrifier les 6 villages non électrifiés de la commune. Nous avons décidé la construction d’un commissariat de police, un abattoir moderne, un parc à bétail afin de pallier la divagation des animaux dans la commune. Nous avons retenu la construction d’un marché moderne, d’un espace gastronomique, de magasins commerciaux, d’une gare routière, de foyers polyvalents, de cantines scolaires, d’établissements préscolaires, la réhabilitation des établissements secondaires publics, favoriser l’installation d’unités industrielles et d’établissement bancaire. Nous avons identifié la nécessité de créer un fonds pour soutenir les initiatives économiques des femmes. Ce sont tous ces projets identifiés de manière consensuelle que nous avons exécuté ou que nous exécutons actuellement. Certains pourraient se demander comment nous avons identifié et validé ces projets. Ce sont les actes des États généraux du développement de Didiévi d’août 2019 que nous exécutons minutieusement. Ainsi, nous avons un tableau de bord que nous suivons simplement pour la réalisation de tous nos projets.
Vous avez dressé un bilan à mi- parcours, des réalisations que le conseil municipal a effectué. Sans tomber dans l’auto-satisfecit, est ce que ledit bilan est positif selon vous ?
Sans tomber effectivement dans une autosatisfaction ou un triomphalisme, je suis bien satisfait du travail que le conseil municipal de Didiévi a accompli dans un contexte budgétaire et politique difficile. Nous avions identifié 45 projets et nous en avons réalisé ou sommes en train d’en réaliser 32. C’est très intéressant à mon sens. Je me permets de vous remettre la liste exhaustive de ces projets afin que vous en preniez connaissance et en suiviez l’état d’exécution. Lors de la cérémonie, vous m’avez vu énuméré tous les résultats des 45 projets et remettre le document relatif aux actes des États généraux produits depuis 2019. Je savais en 2019 que ce document ferait foi un jour. J’en ai donc gardé de nombreux exemplaires. J’en ai distribué une centaine aujourd’hui et j’en ai encore. Il y a des projets réalisés et des projets qui sont en cours de réalisation. On a voulu par notre lobbying attirer des infrastructures et des investisseurs. C’est pourquoi je suis particulièrement heureux ce vendredi 15 mai 2026, car la commune de Didiévi est en passe de franchir une étape décisive de son développement socio-économique avec la pose de la première pierre du « Pôle commercial moderne » qui comprend : un marché moderne, des magasins commerciaux, un espace gastronomique, une gare routière et un espace événementiel aménagé. Ce projet structurant, d’un coût global de 1,4 milliard de FCFA, a été rendu possible grâce à l’appui exceptionnel de l’État de Côte d’Ivoire, sous l’impulsion du Président de la République, Alassane Ouattara. J’ai dit à nos parents que le Président Alassane Ouattara aime beaucoup le V baoulé. Qu’ils retiennent, à l’ère de désinformation et de la manipulation politique à tout va, que quiconque leur dira que le Président Alassane Ouattara n’aime pas Didiévi, n’aime pas la région du Bélier et n’aime pas le V baoulé est véritablement en train de les tromper gravement. Le centre de la Côte d’Ivoire a bénéficié de nombreux projets. La preuve aujourd’hui avec « le Pôle commercial moderne ». Avec un budget annuel de 250 millions, comment pouvions-nous réaliser un projet d’une telle envergure, sans la sollicitude du Chef de l’État ? C’est ce grand amour qu’il voue à la ville paternelle de Félix Houphouët-Boigny, à la ville de Léon Konan Koffi, à la ville de Soundélé Konan qui justifie également cette sollicitude. Merci infiniment au Président Alassane Ouattara. Je sais que nos populations aimeraient avoir plus de bitume dans la ville ; plus que les 3 kilomètres déjà obtenus. Nous espérons tous. Oui, nous espérons tous légitimement, car 3 kilomètres c’est peu aujourd’hui, vu la taille de la ville en devenir.
Didiévi est le chef-lieu du département. Et la localité de Molonoublé en est une sous-préfecture, la plus grande d’ailleurs. Est-ce qu’il n’aurait pas un projet en cours pour relier Molonoublé à Didiévi, au lieu d’emprunter à chaque fois d’autres itinéraires ?
Oui, Molonoublé, c’est effectivement 40% de la population du Département de Didiévi. Cette grande Sous-préfecture, avec de nombreux et vaillants cadres, avec de grandes productions agricoles et de grandes ambitions socio-économiques est malheureusement encore enclavée. Nous devons agir. Nos populations ont demandé que Molonoublé soit rattaché au tronçon de l’autoroute Tiébissou-Bouaké, pour le moment. La Sous-préfecture sortirait de l’enclavement. J’aimerais aussi que nos parents comprennent, que le développement n’a pas de couleur politique. Le développement, c’est le développement; et c’est un ouvrage de tous les instants. Que mes parents face confiance au Président Alassane Ouattara et ils nous rendront éloquents pour négocier de grands projets de développement. Qu’ils fassent confiance au Président ADO et qu’ils nous fassent confiance pour la suite. Didiévi doit absolument prendre sa part de bonheur et maintenant. Ça viendra, j’en suis certain. C’est à nous d’expliquer cela à nos parents et c’est encore à nous de demander de la patience à tous les niveaux. Je vous remercie.
Propos recueillis à Didiévi par Joseph Kouakou







