Dix jours après l’accident sur l’axe Touba–Biankouma, le Gouvernement durcit les mesures contre la société Diarra Transport. Dans un communiqué signé de Dioman Coné, Directeur de Cabinet du ministère des Transports et des Affaires maritimes, l’État annonce la suspension immédiate de la carte de transporteur de l’entreprise, le transfert de ses autocars à Abidjan pour contrôle, la régularisation de ses chauffeurs (dont le CACR), ainsi que le paiement des infractions et frais liés à l’accident.
Ces mesures sont immédiates et restent en vigueur jusqu’à exécution complète. Elles font suite à la présentation, le 22 juillet, des résultats préliminaires de l’enquête à la Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC) à Abidjan-Plateau. Le Directeur de l’OSER, Étienne Kouakou, avait, à cette occasion, exprimé la compassion du gouvernement et rappelé le bilan : 39 morts et 45 blessés.
L’enquête du Bureau enquête et analyse accident (BEA) a révèlé un surnombre de personnes transportées (91 passagers pour 69 places), des passagers debout ou sur des tabourets, l’éclatement d’un pneu avant droit et la chute du véhicule dans le fleuve Bafing. Les causes probables incluent la surcharge, des pneus non conformes et un défaut de maîtrise, avec plusieurs irrégularités relevées (fausses plaques, absence de documents, non-conformité technique).
Le gouvernement annonce aussi des réformes dont, la formation obligatoire des chauffeurs, une plateforme de suivi des transporteurs, des contrôles renforcés et l’exigence du permis B avant les catégories supérieures. Les autorités réaffirment que la sécurité routière est une priorité et promettent que toutes les responsabilités seront établies pour éviter de nouveaux drames..
Mathias Kouamé



