A J-2 de la Fête nationale à Yopougon- Téné Birahima Ouattara supervise les derniers réglages du défilé: « La fête sera très belle, nous devons donner de l’espoir aux jeunes»
Lemandatexpress – Dernière main à la patte. Les armées ivoiriennes ont procédé à leur ultime répétition, mercredi 5 août. A deux jours de la célébration de la Fête nationale le vice-Premier ministre, ministre de la Défense a personnellement supervisé cette dernière étape avant la grande parade.
Tout débute à 15 h, lorsque Téné Birahima Ouattara arrive en compagnie du chef d’État-major général des armées, accueillis par l’hymne national exécuté par une chorale de la gendarmerie, la marine, l’armée et des civils, au son de tam-tams, de violon et de balafon. Le tout coordonné par la Garde républicaine. Un mélange d’instruments, comme pour signifier que tradition et modernité font bon ménage.
Comme ce sera le cas ce vendredi 7 août. Le boulevard de la Solidarité, lieu de la manifestation solennelle, pris d’assaut par les différents corps armés. Le cérémonial militaire est ouvert par des aéronefs de l’armée de l’air, en présence outre le vice-Premier ministre, des ministres de l’Intérieur et de la sécurité Diomandé Vagondo et de la Culture et de la Francophone, Françoise Remarck.
Le défilé s’est poursuivi avec l’orchestre de la gendarmerie nationale, le détachement beninois composé de femmes, d’officiers gabonais caractérisés par des soldats de petite taille. Ils précédent les militaires indiens, les gardes pénitentiaires, les pompiers civils, les douanes, les Forces spéciales, etc. Et comme à l’ouverture, c’est un ballet d’avions militaires qui a fermé la marche après les Forces spéciales et la Garde républicaine.
A leur suite, une parade civile à travers d’abord une présentation officielle d’un bien national récemment rapatrié de France: le Djidji Ayôkwê, le mythique tambour parleur du peuple Atchan (Ébrié) confisqué en 1916 par l’administration coloniale française. Il est revenu en Côte d’Ivoire le 13 mars 2026. Dans la foulée, des danses au rythme de diverses sonorités nationales.
Puis des scènes présentant les produits agricoles des régions ivoiriennes, sur fond de chorégraphie. Un réglage parfait qui satisfait le vice-Premier ministre, ministre de la Défense. « Je dois dire que nous sommes comblés, nous venons de voir et nous pouvons dire que la fête sera très belle, vendredi. Nous avons vu un défilé aérien, tout est magnifique », s’est-il réjoui, faisant ensuite un clin d’œil à la jeunesse. « Nous avons vu beaucoup de jeunes tout à l’heure. Ce que nous voulons faire, c’est les encourager à persévérer dans la vie. La vie c’est la persévérance, c’est l’espoir. Nous devons donner de l’espoir aux jeunes, c’est ce que nous essayons de faire, à eux de saisir cet espoir et d’aller plus loin », a encouragé Téné Birahima Ouattara qui s’est ensuite adressé aux habitants de la commune qui accueille la fête de l’Indépendance demain. « L’appel que je veux lancer aux populations de Yopougon, c’est de continuer à cultiver la fraternité. Elle existe déjà, cultiver le vivre-ensemble. Ceci est important pour la cohésion nationale », a-t-il déclaré en conclusion de sa brève intervention.
Guillaume Kouassi







