Lutte contre le blanchiment de capitaux : Le Giaba installe son deuxième centre d’information à Abidjan
Lemandatexpress – La Côte d’Ivoire renforce son engagement dans la lutte contre la criminalité financière. Le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a procédé, mercredi 12 août à Angré, à la remise officielle des clés du deuxième centre d’information du Giaba dans la sous-région. Destiné notamment aux pays francophones et lusophones, ce centre ambitionne de renforcer la sensibilisation, la formation et la coopération régionale contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, se félicite de la confiance renouvelée des autorités du Giaba à l’endroit de la Côte d’Ivoire.
Adama Coulibaly, ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, a procédé, le mercredi 12 août, à Angré, à la remise officielle des clés du centre d’information du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba).
Selon le représentant du gouvernement ivoirien, c’est le deuxième centre d’information du Giaba, destiné aux francophones et lusophones, dans la sous-région, après celui du Nigeria pour les anglophones. Il s’agit d’un bâtiment flambant neuf, équipé et fonctionnel que l’État de Côte d’Ivoire a mis à la disposition de ce groupement intergouvernemental.
Pour Adama Coulibaly, l’implantation de ce centre à Abidjan traduit la ferme volonté de l’État ivoirien d’accompagner les efforts du Giaba dans la lutte contre la criminalité financière. Il favorisera un cadre d’échange d’expériences et d’expertise en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme.
« Il a vocation à devenir un outil régional de sensibilisation, de renforcement des capacités, de recherche, de documentation et de communication au service des États membres francophones et lusophones de notre espace communautaire », a ajouté le ministre. Il a précisé que cet instrument mis en place par le Giaba répond à une ambition. Celle de rapprocher le groupement et ses activités des différentes parties prenantes et surtout des organisations de la société civile, des médias, des universitaires et des étudiants.
Adama Coulibaly s’est également félicité de « la confiance renouvelée » des responsables du Giaba à l’endroit de la Côte d’Ivoire. Cela, dans la dynamique régionale de lutte contre la criminalité transnationale. Il a émis le vœu qu’à terme, ce centre devienne un véritable pôle régional d’excellence en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Il a lancé un appel à toutes les parties prenantes, leur demandant de « s’impliquer davantage dans les initiatives pouvant aider à réussir le pari de la neutralisation des criminels financiers et surtout de l’assèchement de leurs sources de financement ».
Le directeur général du Giaba, Edwin Harris Junior, a félicité la Côte d’Ivoire pour avoir mené à bien ses plans d’action. Un processus qui lui permet désormais de préparer son retrait de la liste grise du Groupe d’action financière (Gafi). Il a fait savoir qu’au mois de septembre 2026, des évaluateurs seront en Côte d’Ivoire, à cet effet.
Quant au président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), Idrissa Touré, il a réaffirmé la disponibilité de sa structure à faciliter la régulation entre le Giaba, les autorités ivoiriennes et l’ensemble des acteurs nationaux concernés. Cela, afin que ce centre puisse remplir pleinement sa mission.
Adama Coulibaly a rappelé qu’au cours de la 65e session du Conseil des ministres de la Cedeao tenue le 26 novembre 2010, au Nigeria, la décision a été prise de créer deux centres d’information sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Le premier a été installé à Lagos, au Nigeria, pour les pays anglophones.
Suite à cette décision, la Côte d’Ivoire a signé un accord de siège avec le Giaba, le 29 mars 2014, à Yamoussoukro.
Source Fraternité Matin






