Snégal : « Il a suffit d’un coup de fil pour que le FMI règle le problème », Diomaye Faye salue la grandeur du président Ouattara.
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a rendu un hommage appuyé à son homologue ivoirien Alassane Ouattara, qu’il présente comme un « aîné » et un « père », pour son rôle dans le dénouement d’une situation financière difficile pour le Sénégal.
Invité à s’exprimer sur les ondes de RFI, Bassirou Diomaye Faye est revenu sur les difficultés financières auxquelles son pays était confronté et sur les démarches entreprises pour trouver une issue à cette situation. À cette occasion, le chef de l’État sénégalais a particulièrement mis en avant le rôle joué par Alassane Ouattara.
Selon lui, alors que certains de ses conseillers étaient réticents à l’idée de solliciter le président ivoirien, il a décidé de prendre lui-même l’initiative. « Certains ne voulaient pas que j’appelle le président Ouattara, alors que le pays était étouffé et nous-mêmes n’avions aucune solution et aucune relation fiable », a-t-il expliqué.
Face à l’urgence, le président sénégalais dit avoir privilégié sa responsabilité envers le peuple qui l’a élu. Il s’est ainsi rendu à Abidjan afin d’exposer directement la situation à Alassane Ouattara, qu’il décrit avec déférence comme « notre aîné, notre père ».
« Il a suffi d’un coup de fil »
Bassirou Diomaye Faye affirme que cette démarche a rapidement permis de débloquer la situation. « Il a suffi d’un coup de fil pour que le FMI règle le problème », a-t-il déclaré, mettant en avant l’efficacité de l’intervention de son homologue ivoirien.
Au-delà de cet épisode, le dirigeant sénégalais revendique une approche fondée sur le pragmatisme dans la conduite des affaires de l’État. « Les émotions ne dirigent pas un pays, il faut du pragmatisme », a-t-il insisté.
Ces déclarations témoignent surtout de la considération portée par Bassirou Diomaye Faye à Alassane Ouattara et de l’importance qu’il accorde aux relations entre dirigeants africains dans la recherche de solutions aux difficultés auxquelles leurs pays peuvent être confrontés.
Par son témoignage, le président sénégalais met également en avant la nécessité, selon lui, de dépasser les considérations personnelles ou politiques lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts d’un État.
Aziz Krah







