RHDP: les députés du parti de l’Agnéby-Tiassa rendent compte de leur action parlementaire aux populations
Les députés du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) de la région de l’Agnéby-Tiassa ont organisé, mercredi 19 août 2026 à Agboville, une séance de travail avec les populations.
L’initiative qui s’inscrit dans la volonté de renforcer le dialogue entre les élus et leurs mandants, a permis au députés RHDP de la région de rendre compte de leur action parlementaire aux populations. Elle a rassemblé plusieurs composantes des forces vives de la commune, notamment les chefs de services, les têtes couronnées, les guides religieux, les chefs de communautés ainsi que les représentants des associations de femmes et de jeunes. Des étudiants ont également pris part aux échanges.
Une mission parlementaire pour renforcer la proximité
Une délégation du groupe parlementaire RHDP, conduite par le ministre et député de Man, Albert Flindé, est venue soutenir les huit députés de l’Agnéby-Tiassa. Elle comprenait notamment la députée-maire de San-Pédro, Adja Nakaridja Cissé, et le député de Ouangolodougou, Traoré Drissa.
Selon Albert Flindé, cette démarche répond à une instruction du président de l’Assemblée nationale, formulée le 30 juin 2026 à la clôture de la première session parlementaire. Il avait alors demandé aux députés de rendre régulièrement compte de leur activité aux populations.
« Le 30 juin, à la clôture de la première session, le président de l’Assemblée nationale a demandé aux députés de rendre compte systématiquement à leurs populations », a rappelé le chef de délégation. Il a précisé que le groupe parlementaire, présidé par le ministre Adama Koné, a déployé 196 députés répartis en 30 délégations, qualifiant cette démarche d’« innovation ».
Cette rencontre a ainsi constitué un cadre d’écoute et d’échanges directs entre les parlementaires et les populations. Elle a permis aux élus de présenter leur travail tout en recueillant les préoccupations qui affectent le quotidien des habitants de l’Agnéby-Tiassa.
Foncier rural et orpaillage au cœur des préoccupations
Les échanges ont principalement porté sur le foncier rural, l’urbanisme et l’orpaillage clandestin, trois questions particulièrement sensibles pour les populations. Le foncier rural a notamment suscité des discussions sur la sécurisation des terres et la persistance des conflits.
Sur cette question, Albert Flindé a rappelé que la loi foncière de 1998 avait été adoptée à l’unanimité, tout en reconnaissant que les difficultés demeurent près de trois décennies après son adoption. Il a toutefois évoqué les perspectives offertes par un projet financé par la Banque mondiale et expérimenté dans la région.
« Il sera résolu avec le projet financé par la Banque mondiale, expérimenté ici, de délimitation et d’immatriculation des territoires », a-t-il indiqué, faisant de cette initiative un levier potentiel de sécurisation du foncier.
L’orpaillage clandestin a également occupé une place importante dans les échanges. Le député de Man a relayé les inquiétudes des autorités locales concernant notamment la pollution des cours d’eau, tout en saluant la mobilisation des populations contre cette pratique.
Des doléances à transmettre au gouvernement
Au-delà des questions foncières et environnementales, les participants ont soulevé plusieurs préoccupations liées au coût de la vie, à l’emploi des jeunes, à la santé, à l’éducation et aux infrastructures. Ces préoccupations devraient être consignées dans un rapport qui sera transmis au président de l’Assemblée nationale et au gouvernement.
Porte-parole des huit députés de l’Agnéby-Tiassa, Aka Charles Koffi a exprimé sa gratitude au président du Conseil économique, social, environnemental et culturel, Patrick Achi, au groupe parlementaire RHDP ainsi qu’au président de la République, Alassane Ouattara, pour leur soutien à cette initiative.
« Votre déplacement valorise notre travail », a-t-il déclaré, promettant que les élus rendront fidèlement compte des préoccupations exprimées par les populations, qu’il a qualifiées de « disciplinées ».
Au nom de la chefferie traditionnelle, Nanan Boka Kouassi Augustin, chef d’Adahou, a salué une initiative qu’il considère comme une première dans la localité. Il a notamment plaidé pour la construction d’une maison des chefs et la mise à disposition d’un véhicule de liaison, traduisant ainsi les attentes des autorités traditionnelles vis-à-vis des pouvoirs publics.
Kouassi N’Goran avec correspondance







