Crise à l’Union des anciens footballeurs ivoiriens : le Tribunal se déclare incompétent pour trancher…
Le bras de fer judiciaire qui oppose les dirigeants de l’Union des anciens footballeurs de Côte d’Ivoire (UAFCI) à un groupe de membres dissidents connaît un premier épilogue. Saisi en référé, le Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau s’est déclaré incompétent pour statuer sur le litige, au regard notamment de la qualité des plaignants à agir au nom de l’association.
Pour la troisième fois en l’espace d’une semaine, les protagonistes de la crise au sein de l’UAFCI se sont retrouvés, vendredi, devant le juge des référés du Tribunal de première instance du Plateau. D’un côté, le Comité exécutif de l’association, représenté à l’audience par son vice-président, Koné Brahima. De l’autre, les plaignants conduits par l’ancien international ivoirien Marc Zoro.
Au cœur de cette nouvelle audience : le délibéré attendu à la suite de l’assignation introduite par les dissidents contre la direction de l’UAFCI. Ces derniers contestaient notamment la gouvernance de l’association, lui reprochant l’absence de réunions régulières et une gestion qu’ils jugent défaillante.
Le juge des référés se déclare incompétent
Après examen des arguments des deux parties, le juge des référés a finalement décliné sa compétence pour trancher le litige. La décision est notamment motivée par un défaut de qualité des plaignants, qui, selon les éléments retenus par le Tribunal, ne rempliraient pas les conditions statutaires nécessaires pour agir en justice au nom de l’UAFCI.
Autrement dit, le juge n’a pas retenu la recevabilité de l’action engagée par les dissidents au regard de leur qualité de membres de l’association. Cette question statutaire a donc été déterminante dans l’issue de la procédure.
Selon les éléments examinés lors des audiences, Marc Zoro et les autres plaignants n’auraient pas régulièrement pris part aux activités de l’association et n’auraient pas soldé leurs cotisations. Les cartes de membres produites pour étayer leur démarche auraient, par ailleurs, été délivrées en 2022, année de la dernière élection à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF).
Une procédure judiciaire engagée après des accusations de mauvaise gestion
La décision du Tribunal intervient au terme de plusieurs audiences consacrées à cette affaire. Lors de la deuxième audience, mercredi, le juge avait demandé aux parties de produire des éléments complémentaires afin de disposer de tous les arguments nécessaires avant de se prononcer.
Les plaignants avaient initialement saisi la justice civile pour dénoncer le fonctionnement de l’UAFCI. Ils mettaient notamment en cause la direction de l’association, dirigée par Alain Gouaméné, ainsi que son vice-président Koné Brahima, accusés de ne pas organiser suffisamment de réunions et de mal gérer la structure.
Face à ces accusations, les dirigeants de l’UAFCI ont défendu la légitimité du Comité exécutif et contesté la qualité des personnes à l’origine de la procédure.
La justice s’est donc retrouvée au centre d’un conflit qui, au départ, relevait de la gouvernance interne d’une association d’anciens internationaux ivoiriens.
Le bras de fer judiciaire est-il terminé ?
Le délibéré rendu vendredi constitue un sérieux revers pour les plaignants et met, à ce stade, un terme à la procédure engagée devant le juge des référés. Il reste toutefois à déterminer si les dissidents entendent contester cette décision ou engager une nouvelle démarche judiciaire.
Pour l’heure, la décision du Tribunal redonne l’avantage au Comité exécutif de l’UAFCI, dans cette bataille qui oppose depuis plusieurs semaines deux camps d’anciens footballeurs ivoiriens.
Martial Galé







