Côte d’Ivoire: le vice-président Meyliet représente le chef de l’État au sommet de l’UA à Luanda
La Côte d’Ivoire prend part au sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA) à Luanda, en Angola, consacré au « renforcement des mécanismes de prévention et de résolution des conflits en Afrique ». Le vice-président Tiémoko Meyliet Koné y représente le chef de l’État, Alassane Ouattara.
Pendant que les combats continuent de ravager le Soudan et que la situation demeure tendue dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), plusieurs chefs d’État africains se retrouvent à Luanda. La Côte d’Ivoire, elle, a choisi de s’y faire représenter par son numéro deux.
Tiémoko Meyliet Koné représente ainsi Alassane Ouattara à ce sommet extraordinaire de l’UA, qui se tient du 28 au 30 août dans la capitale angolaise. La 26e session extraordinaire du Conseil exécutif s’est ouverte le 29 août à l’InterContinental Hotel de Luanda, avant la 21e session extraordinaire de l’Assemblée de l’UA, prévue le 30 août au Palais des congrès.
Un sommet consacré aux conflits africains
Cette rencontre intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant sur le continent. Au Soudan, la guerre se poursuit entre les forces rivales, tandis que l’est de la RDC reste confronté aux violences liées notamment à l’offensive du M23. Dans le Sahel, la persistance des crises sécuritaires continue également de mettre à rude épreuve les mécanismes africains de prévention et de règlement des conflits.
Selon l’Union africaine, le sommet doit notamment permettre d’évaluer l’efficacité des mécanismes continentaux existants et de dégager des mesures concrètes en matière de mise en œuvre, de coordination et de financement. L’initiative est portée par le président angolais João Lourenço, désigné Champion de l’UA pour la paix et la réconciliation.
Meyliet Koné porte la voix de la Côte d’Ivoire
En choisissant de se faire représenter par son vice-président, Alassane Ouattara confie à Tiémoko Meyliet Koné la mission de porter la voix de la Côte d’Ivoire dans les discussions consacrées à la paix et à la sécurité sur le continent.
La délégation ivoirienne intervient ainsi à un rendez-vous de haut niveau, marqué par la présence de plusieurs dirigeants africains. Le choix d’Abidjan de déléguer son vice-président, plutôt que le chef de l’État lui-même, contraste notamment avec celui de certains pays ayant fait le déplacement au plus haut niveau.
Cette représentation n’enlève toutefois rien à la participation de la Côte d’Ivoire aux travaux de l’Union africaine. Elle permet au chef de l’État d’être représenté par le deuxième personnage de l’État à une rencontre dont les conclusions pourraient peser sur les futures réponses africaines aux crises qui secouent le continent.
Au-delà de la présence des dirigeants, le sommet de Luanda pose une nouvelle fois la question de la capacité de l’Afrique à prévenir et à résoudre ses propres conflits. Entre les guerres qui persistent et les mécanismes continentaux encore perfectibles, l’ambition d’une Afrique capable de prendre davantage en main la résolution de ses crises reste un chantier majeur pour l’Union africaine.
M.Galé






