Livraison à moto : « Aucun colis ne vaut une vie », rappelle l’OSER
Plus de 500 livreurs à moto ont participé, mardi 1er septembre 2026 à Abobo, à une session de formation et de sensibilisation à la sécurité routière organisée par le ministère des Transports et des Affaires maritimes, à travers l’Office de sécurité routière (OSER).
Après Cocody, Koumassi et Yopougon, cette étape s’inscrit dans une série d’ateliers destinés à renforcer les capacités des livreurs du District autonome d’Abidjan.
Au cœur des échanges, port du casque et du gilet rétro-réfléchissant, respect du code de la route, vigilance, documents administratifs, permis de conduire et règles d’hygiène.
Les risques liés au téléphone au guidon, à la fatigue, à l’alcool, aux excès de vitesse et au non-respect des feux ont également été abordés. L’urgence de cette sensibilisation est illustrée par les chiffres de 2025.En effet, la Côte d’Ivoire a enregistré 14 874 accidents, faisant 1 307 morts et 21 759 blessés. Les deux-roues ont été impliqués dans 3 422 accidents, avec 432 décès et 5 440 blessés.
« Au niveau national, on a neuf tués pour 100 accidents. Quand on vient au niveau des motos seules, il y a 13 tués pour 100 accidents », a expliqué Kouamé Koffi Nicolas, formateur de l’OSER.
S’adressant aux livreurs, il a rappelé ceci : « Vous partez livrer un colis, vous partez livrer une marchandise, ce n’est pas votre vie que vous partez livrer. » Silué Carvalho, sous-directeur de la formation à l’OSER, a pour sa part insisté sur la pression du temps qui caractérise le métier.
« Un livreur professionnel, ce n’est pas celui qui va seulement livrer la marchandise, mais c’est celui qui va le faire sans mettre sa vie en danger », a-t-il souligné.
Les participants ont dit avoir pris conscience de la nécessité de mieux respecter les règles. Ouattara Bamourou estime que leur mise en pratique permettra d’éviter de nombreux accidents.
Diallo Oumar, livreur depuis près de deux ans, retient notamment le respect des « dix commandements du motocycliste », le port du casque, du gilet et des équipements de protection. Pour Sako Ibrahima, directeur régional des Transports Abidjan-Lagunes, le bilan des premières sessions est encourageant; Puisque, environ 500 livreurs sur les 600 attendus ont déjà participé. Il relève toutefois que le principal défi reste moins la méconnaissance des règles que « l’incivisme ».
Mathias Kouamé







