Orpaillage illégal : Sangafowa-Coulibaly démonte les amalgames et appelle les communautés à la mobilisation
La lutte contre l’orpaillage illégal passe par une approche globale, mais aussi par une implication accrue des communautés locales. C’est le message livré par le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, dans le cadre de caravane de lutte contre l’orpaillage illégal qui s’est poursuivie dans le Sud-Comoé, à la mairie d’Aboisso ce jeudi 3 septembre.
A l’étape de l’échange direct avec les populations et face à leurs préoccupations, le ministre a tenu à faire une distinction entre l’exploitation minière légale et l’orpaillage clandestin. Selon lui, les activités minières autorisées sont soumises à des études d’impact environnemental et à des contrôles réguliers des services compétents. Les exploitants doivent également respecter les périmètres et les profondeurs prévus par le Code minier.
« Il faut déjà qu’on commence à faire la part entre l’exploitation légale et l’exploitation illégale », a-t-il insisté, dénonçant l’amalgame qui tend à présenter toutes les formes d’exploitation aurifère comme nuisibles à l’environnement.
Réagissant à la proposition d’un arrêt temporaire de toutes les activités d’exploitation, présentée comme un « plan Marshall », Mamadou Sangafowa-Coulibaly a rappelé que la suspension de l’exploitation minière entre 2011 et 2015 n’avait pas permis d’éradiquer le phénomène. Au contraire, a-t-il relevé, l’orpaillage clandestin avait davantage prospéré.
Pour le ministre, la solution réside notamment dans l’encadrement de l’exploitation artisanale légale, afin d’offrir des alternatives aux jeunes et de permettre aux communautés riveraines de bénéficier des ressources de leur sous-sol.
Il a également rejeté les accusations visant les sociétés minières industrielles, soulignant qu’elles sont souvent elles-mêmes victimes de l’orpaillage clandestin.
Enfin, le ministre a assuré que la lutte sera étendue à toute la chaîne, notamment aux financeurs et aux réseaux impliqués dans l’importation et la distribution de produits chimiques interdits.
« C’est une lutte globale », a-t-il martelé, appelant les communautés à jouer pleinement leur rôle dans la préservation de leurs territoires.
Sidoine Koffi






