District Autonome d’Abidjan : En près de trois ans, Cissé Bacongo imprime sa marque sur la capitale
Lemandatexpress – Arrivé à la tête du District Autonome d’Abidjan en janvier 2024, Ibrahima Cissé Bacongo a engagé une vaste dynamique de transformation de la capitale économique. Réhabilitation de sites, aménagements urbains, amélioration du cadre de vie, modernisation des infrastructures et lutte contre le désordre urbain : en près de trois ans, le Ministre-Gouverneur multiplie les chantiers avec une méthode fondée sur la proximité, le suivi permanent du terrain et la rapidité d’exécution.
District Autonome d’Abidjan
Ce que Bacongo a réalisé en près de trois ans
Arrivé officiellement à la tête du District Autonome d’Abidjan en janvier 2024, Ibrahima Cissé Bacongo, le nouveau Ministre, Gouverneur, n’a pas attendu longtemps pour marquer de son empreinte sa présence à la tête de cette institution.
Actif dans divers domaines, et auréolé de l’image de bâtisseur de la commune de Koumassi, il s’est fait fort d’être régulièrement présent lui-même sur le terrain pour s’assurer du bon déroulement des tâches à exécuter. Il n’effectue pas une visite tous les trois ou six mois, il est présent chaque jour sur le terrain. De la restauration de l’ordre urbain à la réhabilitation de sites, en passant par la construction et l’aménagement d’espaces publics, Ibrahima Cissé Bacongo s’est imposé par une méthode fondée sur la présence, le suivi et la célérité dans l’exécution des actions engagées.
Les journalistes ivoiriens ne diront le contraire. Eux qui avaient sollicité, un mercredi, le Ministre, Gouverneur pour la réhabilitation de la Maison de la Presse ont été surpris, dès le lendemain, de constater sur les lieux la présence d’engins lourds. Depuis lors, les travaux ont démarré et se poursuivent avec célérité pour offrir aux journalistes un cadre de travail et de retrouvailles à la hauteur de leurs attentes.
Il en est de même pour le quartier Gbattanikro, dans la commune historique de Treichville, qui s’est aujourd’hui métamorphosé. Confronté hier à toutes sortes de difficultés, notamment au défaut d’éclairage public, à l’absence d’assainissement et au mauvais état des voies d’accès, ce quartier a bénéficié d’interventions destinées à améliorer durablement le quotidien de ses habitants.
« Le nouveau Beverly Hills abidjanais se trouve désormais chez nous, ici à Gbatta. Nous saluons le Ministre, Gouverneur, qui est lui-même le chef d’orchestre de ce renouveau. Même nos fenêtres, il les a changées », s’enthousiasme un habitant.
La dynamique enclenchée à Gbattanikro n’est en réalité que la partie visible d’un chantier plus vaste, où le Ministre, Gouverneur multiplie les fronts avec la même énergie, comme s’il n’avait que vingt-quatre heures pour redessiner Abidjan.
Direction la baie du Banco, l’un des points stratégiques de l’entrée nord d’Abidjan. Longtemps marquée par l’insalubrité, les occupations anarchiques et les dépôts sauvages, cette zone, pourtant située sur un axe majeur de la capitale économique, faisait partie des espaces dont l’image contrastait fortement avec les ambitions d’une métropole moderne.
Les interventions engagées ont permis d’amorcer une véritable reconquête du site. Dégagement des emprises, réorganisation et aménagement des abords : la baie du Banco présente aujourd’hui un nouveau visage. Au-delà de l’embellissement, l’enjeu est celui de la récupération et de la valorisation d’un espace stratégique appelé à mieux s’intégrer dans le paysage urbain de la capitale économique.
« On ne reconnaît plus l’endroit », confie un riverain, encore surpris par la rapidité des travaux.
À Adjamé, c’est un autre pari qui se joue : celui de la reconstruction planifiée et de la réorganisation urbaine. Le programme des 220 Logements en est une illustration. Là où l’urbanisation s’était longtemps faite au gré des initiatives individuelles, souvent au mépris de toute cohérence, un aménagement pensé prend forme, avec des interventions portant notamment sur les voiries et les réseaux.
La dynamique ne concerne pas uniquement l’habitat. Elle touche également les déplacements et les activités économiques qui structurent le quotidien des populations.
Les gares multimodales s’inscrivent dans cette volonté de mieux organiser les flux de transport et de donner davantage de cohérence aux différents modes de déplacement. À Adjamé, carrefour majeur de la mobilité abidjanaise, ces infrastructures répondent à un enjeu essentiel : mieux canaliser les mouvements de personnes et de véhicules et contribuer à réduire les désordres liés à l’occupation anarchique de certains espaces.
La dimension économique occupe également une place dans cette dynamique, notamment à travers la mise à disposition de magasins destinés aux femmes. Ces espaces offrent à des commerçantes de meilleures conditions d’activité, avec l’ambition de concilier organisation urbaine et soutien aux activités génératrices de revenus.
Cette approche donne une autre portée aux travaux entrepris : réaménager la ville, certes, mais aussi de créer des conditions plus favorables à l’exercice des activités économiques.
À quelques encablures, la mosquée Salam d’Adjamé témoigne d’un autre aspect de cette politique d’aménagement. Lieu de culte et espace important de la vie sociale du quartier, l’édifice avait fini par porter les marques du temps. Les interventions réalisées ont permis de lui redonner davantage d’éclat et d’améliorer son environnement.
Au-delà de la dimension architecturale, l’attention portée à ce lieu de culte traduit une volonté de prendre en compte les espaces qui participent à la vie quotidienne des populations. Dans un environnement urbain où les lieux de rassemblement jouent également un rôle social, leur réhabilitation contribue à l’amélioration générale du quotidien des riverains.
Autre symbole, et non des moindres : l’Hôtel du District, cet établissement au rang institutionnel affirmé fait actuellement l’objet d’une réhabilitation suivie de près par le Ministre-Gouverneur en personne. L’ambition est claire : lui redonner un standing digne des hôtes de marque et des grands rendez-vous qui rythment la vie du District. Sauf changement de dernière minute, son ouverture officielle devrait intervenir en janvier prochain.
Cap enfin sur Treichville, où le Canal aux Bois connaît lui aussi une profonde mutation. Il fait aujourd’hui l’objet de travaux destinés à assainir et à améliorer durablement son environnement.
Mais au-delà des chantiers de béton et des infrastructures, une autre bataille, plus sensible et parfois plus difficile, a été engagée : celle de la restauration de l’ordre urbain et du changement des comportements.
Dans plusieurs communes du District, la lutte contre la mendicité s’est ainsi imposée comme l’un des axes de cette politique de reconquête de la ville. Sur les grands axes, aux carrefours et dans les zones à forte affluence, les opérations menées visent à réduire un phénomène qui, au fil des années, s’était durablement installé dans le paysage urbain.
Même détermination face à l’occupation anarchique des espaces situés sous les ponts et les échangeurs. Ces lieux, parfois transformés en espaces d’habitation, de commerce ou de stationnement informel, font progressivement l’objet d’opérations de dégagement et de réorganisation. L’objectif est de redonner à ces emprises leur vocation première et de mettre fin à des occupations qui contribuaient à la dégradation de l’environnement urbain.
Autre combat engagé : la lutte contre l’usage des « wottro », ces charrettes à bras qui, dans certaines zones, participent au transport et au dépôt anarchique de marchandises ou de déchets. En s’attaquant à cette pratique, le District entend également mieux organiser l’occupation de la ville et réduire certaines formes de désordre devenues, au fil du temps, presque ordinaires dans la capitale économique.
Pour donner davantage de cohérence et de permanence à cette politique, le District Autonome d’Abidjan a créé une Brigade de lutte contre le désordre urbain. Sa mise en place traduit la volonté de faire de la restauration de l’ordre une action continue et non une succession d’opérations ponctuelles.
À travers cette brigade, l’ambition est d’assurer une présence régulière sur le terrain et de veiller au respect des règles qui régissent l’occupation des lieux communs. Car pour le Ministre, Gouverneur, la modernisation d’Abidjan ne saurait se limiter à construire, réhabiliter ou embellir. Elle suppose également de mettre fin aux pratiques qui dégradent durablement l’image et le fonctionnement de la ville.
C’est précisément sur ce terrain que le changement de comportement prend tout son sens. La reconquête des trottoirs, des espaces sous les ponts, des carrefours et des autres emprises publiques ne peut produire des résultats durables sans une nouvelle discipline collective.
À travers ces différents chantiers et actions, le District Autonome d’Abidjan intervient ainsi sur plusieurs dimensions de la vie urbaine : amélioration du cadre de vie, mobilité, habitat, activités économiques, équipements de proximité, patrimoine institutionnel et restauration de l’ordre urbain.
De la baie du Banco à Treichville, en passant par Adjamé et ses 220 Logements, les gares multimodales, les espaces commerciaux dédiés aux femmes et les opérations de lutte contre le désordre urbain, c’est progressivement un autre visage d’Abidjan qui prend forme.
Cette dynamique repose également sur une méthode de gouvernance qui privilégie le terrain. Sur les différents sites, le Ministre-Gouverneur effectue régulièrement des visites pour constater l’état d’avancement des travaux, donner des orientations et suivre directement l’exécution des décisions prises.
M. Ibrahima Cissé Bacongo semble ainsi avoir engagé bien plus qu’une succession de chantiers. Derrière les sites réhabilités, les quartiers réaménagés et les infrastructures en construction se dessine une ambition plus large : faire évoluer la manière dont les populations occupent et utilisent leur ville.
L’enjeu des prochains mois sera donc double : maintenir le rythme des réalisations et inscrire durablement les acquis dans le quotidien des Abidjanais. Car au-delà du béton, des voiries et des bâtiments, le véritable défi reste celui de la préservation des espaces communs.
C’est peut-être là que se trouve l’un des principaux enseignements de ce bilan à mi-parcours. Transformer Abidjan ne consiste pas seulement à construire ou à réhabiliter. Il faut aussi restaurer le respect de la ville et faire de son entretien une responsabilité partagée.
Ces travaux ne se mesurent donc pas seulement à la quantité de béton coulée ou au nombre de sites réhabilités. Ils se mesurent aussi à la capacité de faire évoluer les comportements et de réconcilier les populations avec une certaine idée de la ville : une ville propre, organisée, moderne et respectée par ceux qui l’habitent.
Sercom







