Côte d’Ivoire : La taxonomie verte veut orienter les investissements vers une économie durable
Environ 45 participants prennent part, depuis mercredi 2 septembre 2026 à Jacqueville, à un atelier consacré à la validation du document de Taxonomie verte des entreprises. Organisée par le ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, à travers la Direction des Études, de la Planification et des Statistiques (DEPS), la rencontre s’est achevée le vendredi 4 septembre.
Ministères sectoriels, entreprises, banques, institutions financières, société civile, chercheurs et experts examinent les critères permettant d’identifier les activités économiques durables. La taxonomie verte vise à orienter les financements publics et privés vers des projets respectueux de l’environnement, tout en renforçant la transparence et en luttant contre l’écoblanchiment.
À l’ouverture, le Directeur de Cabinet du ministère, Parfait Kouadio, a souligné l’urgence d’accompagner la transformation de l’économie ivoirienne. « La Côte d’Ivoire fait face à plusieurs défis, notamment les changements climatiques, la dégradation de l’environnement et la nécessité de rendre notre économie plus durable », a-t-il relevé.
Selon lui, la taxonomie doit identifier les activités respectueuses de l’environnement et diriger les financements vers des projets verts. « Elle contribue également à renforcer la transparence et à éviter les fausses déclarations écologiques », a-t-il ajouté.
Il a appelé à des critères « clairs, mesurables, réalistes et adaptés au contexte ivoirien ».
Pour Bohoussou Koffi Kan Marc, Directeur des Études, de la Planification et des Statistiques et point focal de l’atelier, « l’objectif est de définir des critères simples, clairs et mesurables pour déterminer quelles activités économiques peuvent être considérées comme vertes ou durables ».
L’étude couvre notamment l’agriculture, la foresterie, l’eau, les déchets, l’énergie, l’industrie, la construction, la santé et les transports. « Cet atelier ne doit pas être une simple présentation du rapport. Il doit surtout être un moment d’échanges et de travail », a-t-il insisté.
Le consultant Ochou Fabrice contribue aux travaux, aux côtés notamment de Lago Digbeu Mathieu, Préfet du département de Jacqueville, et de Sabine Camara, Directrice régionale du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique des Grands-Ponts.
Au terme de l’atelier, l’objectif est d’aboutir à un document consensuel, assorti de recommandations et d’une feuille de route, afin de faire de la taxonomie verte un véritable levier de financement d’une économie ivoirienne verte, résiliente et durable.
Mathias Kouamé







