Bounkani/En déplacement dans la région, Hien Sié fait de la cohésion sociale le fil conducteur de sa visite
La récente visite de travail effectuée par le ministre de l’Équipement et de l’Entretien routier, Hien Sié Yacouba, dans la région du Bounkani, du 23 au 25 août 2026, aura été bien plus qu’une tournée de terrain consacrée aux infrastructures
De Bouna à Nassian, en passant par Téhini, Varalé et Gotoukouba, le déplacement du ministre a surtout été marqué par une volonté affichée de renouer les liens, d’écouter les différentes composantes de la société et de placer la paix et la cohésion sociale au centre de son action. Dans une région où les questions de solidarité, de dialogue communautaire et de stabilité sociale revêtent une importance particulière, Hien Sié Yacouba a multiplié les rencontres avec les autorités administratives, les élus, les chefs traditionnels, les responsables religieux, les jeunes et les populations. Une démarche qui donne à sa visite une dimension à la fois institutionnelle et humaine.
Une arrivée placée sous le signe de la fraternité
À Bouna, l’arrivée du ministre a donné le ton. Malgré l’heure tardive, des centaines de jeunes se sont mobilisés pour lui réserver un accueil chaleureux. Les populations, en voiture ou à motos ont accompagné son entrée dans la ville, dans une ambiance témoignant de la ferveur suscitée par la nomination de l’un des leurs. Au-delà de la démonstration populaire, cette mobilisation a été perçue comme une expression de confiance et d’attachement à un fils du terroir désormais investi d’une responsabilité gouvernementale majeure. Mais Hien Sié Yacouba n’a pas voulu limiter son passage dans le Bounkani à une succession de cérémonies d’accueil. Dès les premières heures de son séjour, il a privilégié les échanges avec les différentes autorités et composantes de la société locale.

Dialoguer avec toutes les composantes du Bounkani
Le ministre a ainsi rendu visite aux principales autorités administratives, politiques, religieuses et coutumières de la région. Parmi ses interlocuteurs figuraient le préfet de région, Chérif Brahima, Sa Majesté Nanan Niguè Gbiliman, roi du Bounkani, le président du Conseil régional, Hien Philippe, le maire de Bouna, Ouattara Bouraïma, les députés ainsi que plusieurs chefs traditionnels et responsables religieux. Ces rencontres ont constitué l’un des temps forts de son séjour. Dans son approche, la cohésion sociale ne saurait être une simple déclaration de principe. Elle se construit dans l’écoute, le respect des autorités traditionnelles et religieuses, mais aussi dans la capacité à faire dialoguer les différentes sensibilités autour d’un objectif commun qu’est e développement de la région et le bien-être des populations. En choisissant de rencontrer successivement les représentants des différentes composantes de la société, Hien Sié Yacouba a ainsi envoyé un message de rassemblement. Le développement du Bounkani, a-t-il implicitement rappelé, ne peut être porté par une seule catégorie d’acteurs. Il nécessite l’engagement collectif des pouvoirs publics, des élus, des chefs traditionnels, des guides religieux, des jeunes, des femmes et de l’ensemble des communautés.
Le Maouloud, un moment de partage et de communion
Cette volonté de proximité a pris une dimension particulière avec la célébration du Maouloud. Le ministre a choisi de passer une partie de cette nuit de prière au contact des communautés musulmanes, en sillonnant plusieurs mosquées. Au-delà de la dimension religieuse de cette démarche, cette présence a renforcé le message de solidarité et de fraternité porté durant toute la visite. Dans une région où les leaders communautaires et religieux jouent un rôle important dans la prévention des tensions et le maintien du dialogue, cette démarche apparaît comme un geste de rapprochement. Elle traduit également la volonté de Hien Sié Yacouba de considérer les responsables religieux comme des partenaires essentiels dans la consolidation du vivre-ensemble. Le Maouloud aura ainsi constitué un moment de communion entre le ministre et les populations, loin du protocole administratif et des cadres strictement institutionnels.
“Akwaba”: la grande rencontre avec les populations
Le lendemain, la cérémonie traditionnelle << Akwaba », organisée au domicile du ministre, est venue prolonger cette dynamique. Durant plusieurs heures, de 9 heures à 22 h, hommes, femmes et enfants se sont succédé pour témoigner leur affection à Hien Sié Yacouba et saluer son entrée au gouvernement. L’importance de cette mobilisation a donné à la rencontre les allures d’une grande fête familiale et communautaire. Mais derrière les manifestations de joie, le rendez-vous a surtout constitué un espace de retrouvailles entre les différentes composantes de la population du Bounkani. Le ministre y a reçu les marques de reconnaissance de ses concitoyens, tandis que ceux-ci ont également exprimé leur attachement aux valeurs de paix, de solidarité et d’unité. Cette séquence illustre une dimension particulière de la visite à savoir, celle d’un responsable public qui entend conserver un lien étroit avec son terroir tout en assumant les responsabilités qui lui sont désormais confiées au niveau national.
Le développement comme outil de cohésion
Si la cohésion sociale a constitué le fil rouge du déplacement, les infrastructures n’ont pas été reléguées au second plan.bHien Sié Yacouba s’est rendu sur plusieurs sites à Gotoukouba, Nassian, Téhini et Varalé afin de constater directement l’évolution des travaux engagés par l’État. Cette présence sur les chantiers répond à une logique simple; C’est-à-dire, le développement des infrastructures doit contribuer à rapprocher les populations, à désenclaver les localités et à renforcer les échanges entre les communautés. Routes, ouvrages et équipements constituent ainsi, au-delà de leur fonction économique, des instruments de rapprochement territorial. Une route mieux entretenue facilite les déplacements, rapproche les villages des centres urbains, améliore l’accès aux services essentiels et favorise les échanges commerciaux et humains. Dans cette perspective, le travail du ministère de l’Équipement et de l’Entretien routier participe également à la consolidation du tissu social. Sur le terrain, le ministre a rassuré les populations quant à la poursuite des projets en cours et aux perspectives de développement du Bounkani et du Nord-Est ivoirien. À Biguiaye, un geste concret au-delà des grands chantiers. Il y a également procédé à la réhabilitation d’une école et d’un logement. Ce geste, à l’échelle d’une localité, prend une dimension particulière. Il traduit une approche du développement qui ne se limite pas aux grands projets structurants, mais prend également en compte les besoins quotidiens des communautés. L’école, notamment, demeure un espace essentiel de construction du lien social. Améliorer les conditions d’accueil des élèves et des enseignants, c’est investir dans l’avenir et contribuer à offrir aux jeunes générations les conditions nécessaires à leur épanouissement. Pour le ministre, ces actions de proximité participent donc elles aussi à la construction d’une société plus solidaire.
L’appel à préserver la paix
Tout au long de son séjour, Hien Sié Yacouba a insisté sur la nécessité de préserver la paix, la solidarité et la cohésion sociale. Son message s’inscrit dans une conviction qui est celle qu’aucun programme de développement ne peut produire durablement ses effets dans un environnement marqué par les divisions ou les tensions. La construction d’infrastructures doit aller de pair avec la construction du lien social. La modernisation des routes, l’amélioration des équipements et la réalisation de projets économiques n’ont de véritable portée que si les populations vivent dans un climat de confiance et de stabilité. C’est pourquoi le ministre a appelé les différentes communautés à préserver leurs relations, à privilégier le dialogue et à maintenir les valeurs de fraternité qui constituent l’un des fondements de la stabilité du Bounkani.
La reconnaissance au président Alassane Ouattara
La visite a également été l’occasion pour les populations d’exprimer leur reconnaissance au président de la République, Alassane Ouattara, pour la nomination de Hien Sié Yacouba au gouvernement. Au nom de la Jeunesse unie pour le développement du Bounkani (UJDB), Ouattara Mamadou a salué cette décision, estimant qu’elle constitue une marque de confiance envers un fils de la région. << À l’unisson, les populations du Bounkani remercient Son Excellence M. Alassane Ouattara pour la nomination de leur fils à ce poste hautement stratégique », a-t-il déclaré. Il a également associé cette reconnaissance aux investissements réalisés dans la région, en saluant les différents projets de développement exécutés au bénéfice des populations. Cette reconnaissance traduit une attente désormais forte: voir la nomination du ministre contribuer davantage à la prise en compte des préoccupations du Bounkani et à l’accélération de son développement.
Une visite entre responsabilité nationale et enracinement local
Après trois jours passés dans le Bounkani, Hien Sié Yacouba a poursuivi sa tournée vers Kong puis Ferkessédougou. Son passage dans sa région d’origine aura laissé l’image d’un responsable partagé entre deux exigences dont, celle de sa fonction gouvernementale et celle de la proximité avec les populations de son terroir. Mais surtout, cette visite aura placé la cohésion sociale au cœur de la relation entre le ministre et les populations. De la rencontre avec les autorités traditionnelles et religieuses aux visites dans les mosquées, de la cérémonie <<< Akwaba >> aux échanges avec les jeunes et les communautés, chaque étape aura été l’occasion de rappeler l’importance du dialogue et de la solidarité. Dans le Bounkani, Hien Sié Yacouba n’est donc pas seulement venu présenter son action en matière d’équipement et d’entretien routier. Il est venu écouter, rassembler et rassurer. Le message qui se dégage de ces trois jours est celui d’une responsabilité collective: faire du développement un facteur de rapprochement et préserver la paix comme condition première de tout progrès. La forte mobilisation enregistrée autour du ministre témoigne, à cet égard, d’une attente autant sociale que politique. Les populations souhaitent voir leur fils réussir dans ses nouvelles fonctions, mais elles espèrent surtout que cette responsabilité contribuera à renforcer les liens entre les communautés et à accélérer la transformation économique et sociale du Bounkani. Dans cette région du Nord-Est ivoirien, la cohésion sociale apparaît ainsi comme le socle sur lequel devront s’appuyer les futurs projets. Et le déplacement de Hien Sié Yacouba aura permis de rappeler une évidence à savoir qu’avant de construire des routes et des ouvrages, il faut aussi continuer à construire la confiance entre les hommes.
Mathias Kouamé







