Lemandatexpress – L’Université Alassane Ouattara de Bouaké a accueilli, lundi 14 septembre 2026, la rentrée solennelle de l’année académique 2026-2027, couplée à l’inauguration officielle de l’antenne de l’École normale supérieure (ENS) de Bouaké. Une double cérémonie placée sous le signe de la transformation de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique au service du développement industriel de la Côte d’Ivoire.
« Enseignement supérieur et recherche scientifique : moteur du développement industriel de la Côte d’Ivoire ». Tel est le thème retenu pour cette rentrée solennelle. À travers cette thématique, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Adama Diawara, a insisté sur la nécessité de rapprocher davantage la formation, la recherche et les besoins de l’économie nationale.
Pour le ministre, la transformation structurelle de l’économie ivoirienne passe notamment par le développement du capital humain, la maîtrise des technologies, la promotion de la recherche appliquée et le renforcement de l’innovation. L’enseignement supérieur et la recherche scientifique doivent ainsi contribuer directement à la création de compétences et de solutions capables d’accompagner l’industrialisation du pays.
Le professeur Adama Diawara a également rappelé que le système ivoirien d’enseignement supérieur et de recherche scientifique est engagé dans une nouvelle phase de transformation, portée notamment par la nouvelle loi relative à l’enseignement supérieur, à la recherche et à l’innovation.
Cette réforme vise à améliorer la qualité et la performance du système universitaire, tout en renforçant la professionnalisation des formations. Elle ambitionne également de mieux valoriser les résultats de la recherche, de stimuler l’innovation et de consolider les liens entre les établissements d’enseignement supérieur et le secteur productif.
Dans cette dynamique, les universités et grandes écoles sont appelées à adapter davantage leurs formations aux réalités économiques et sociales du pays. Il s’agit notamment de former des ressources humaines répondant aux besoins actuels des entreprises, mais aussi d’anticiper les compétences nécessaires aux métiers et secteurs qui émergeront dans les prochaines années.
La rentrée solennelle de Bouaké apparaît ainsi comme un moment de réflexion sur le rôle que doivent jouer les établissements d’enseignement supérieur dans la transformation économique de la Côte d’Ivoire. Au-delà de la transmission des connaissances, l’enjeu est désormais de faire de la formation, de la recherche et de l’innovation des instruments au service de la compétitivité et du développement industriel du pays.
Abran Saliho




