Réuni hier, jeudi, le Conseil national de sécurité a pris des mesures fortes et fermes contre l’orpaillage illégal. La lutte entre ainsi dans une nouvelle dimension. Pendant ce temps, la détention de Justin Koné Katinan fait réagir le Parti communiste français, qui appelle à sa libération immédiate. Toujours en politique, Guillaume Soro est candidat à sa propre succession à la tête de Générations et peuples solidaires (GPS). L’actualité économique, elle, est dominée par l’ouverture officielle du Salon international des infrastructures (SIA) et le partenariat stratégique entre Petroci et le géant brésilien Petrobras… (La Matinale express)
Des promesses aux actes. Les résolutions prises lors du dernier séminaire sur l’orpaillage illégal à Yamoussoukro sont désormais traduites dans les faits. C’est du moins ce qui ressort de la réunion du Conseil national de sécurité, tenue jeudi sous la présidence du chef de l’État, Alassane Ouattara.
En effet, le CNS a décidé de frapper fort face à un phénomène qui fait peser de graves menaces sur les populations, les sols et les cours d’eau en Côte d’Ivoire. Selon Le Patriote, l’institution a sorti les griffes, annonçant notamment « une loi aggravante contre les contrevenants ».
Gel des autorisations minières
Au nombre des mesures arrêtées figurent le gel des autorisations minières pour six mois et l’instauration de 21 pelotons fluviaux pour la surveillance des quatre grands fleuves. En clair, Ouattara bloque les nouveaux permis miniers, tandis que les eaux sont placées « sous surveillance », comme l’indique Aujourd’hui. Pour Le Mandat, l’État muscle tout simplement sa réponse et amorce la professionnalisation du secteur aurifère.
La lutte contre l’orpaillage clandestin est l’affaire de tous. Aussi, le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) a placé le sujet, ainsi que les mutations de l’économie ivoirienne, au cœur de sa deuxième session ordinaire 2026, qui s’est ouverte hier, nous apprend La Régionale.
En dehors de l’orpaillage, la Côte d’Ivoire est active sur plusieurs fronts économiques. Il y a notamment le lancement du 5e Salon international des infrastructures (SIA), une rencontre entre le gouvernement et le secteur privé.
« Ne pas laisser l’IA nous dépasser »
À cette occasion, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a lancé un message au monde économique. « Nous devons agir ensemble », a-t-il exhorté, dans des propos rapportés par Le Mandat. Le chef du gouvernement a également insisté sur la nécessité de s’adapter aux exigences de l’intelligence artificielle, en déclarant : « Il ne faut pas laisser l’IA nous dépasser. »
Par ailleurs, dans le domaine des hydrocarbures, la Côte d’Ivoire a signé huit contrats de partage de production avec le géant brésilien Petrobras, selon Le Jour Plus. La partie ivoirienne, représentée par Petroci Holding, détient 62,5 % de parts dans cette collaboration stratégique, a précisé Sangafowa Coulibaly, ministre du Pétrole, des Mines et de l’Énergie.
Ce partenariat intervient dans un contexte politique agité. En effet, la détention de Justin Katinan Koné, du 4e vice-président du PPA-CI et celle d’autres figures de l’opposition, font réagir au-delà des frontières ivoiriennes.
Gouvernement français et Union européenne
Le Parti communiste français a ainsi pris position, condamnant ces décisions de justice, rapporte Le Temps. Le Quotidien d’Abidjan abonde dans le même sens, affirmant que le PCF appelle « le gouvernement français et l’Union européenne à sortir du silence ».
Pendant ce temps, La Voie originale, sur la base du témoignage du chef de cabinet de Katinan, fait savoir que son « état d’esprit rassure ». « Le corps est enfermé mais l’esprit est libre, donc continuez le combat », a déclaré le proche collaborateur de ce cadre du PPA-CI.
Ils ne sont pas encore condamnés, mais deux pontes du RHDP sont au cœur des interrogations dans l’affaire des démolitions à Koumassi Campement. « Ouattara va-t-il lâcher Bacongo ? », s’interroge Notre Voie, qui remet également au goût du jour les événements de Nahio survenus lors de la présidentielle d’octobre 2025.
Le Nouveau Réveil, de son côté, estime difficile la protection des deux responsables du RHDP que sont le ministre-gouverneur Cissé Bacongo et le député Moussa Diabagaté de Gouméré-Tabagne.
Une enquête gravée dans l’histoire
Quant à Le Mandat, il s’attarde sur le caractère impartial de l’enquête diligentée par le procureur Braman Oumar, laquelle « restera gravée dans l’histoire judiciaire de la Côte d’Ivoire ». Pour le média, la justice ivoirienne donne ainsi la preuve que « tous sont égaux devant la loi ».
L’autre fait politique, c’est l’élection à la présidence de Générations et peuples solidaires (GPS). À en croire Échos de la République, Guillaume Soro, président sortant, est le seul candidat déclaré et validé. Ce qui ouvre la voie à sa réélection à la tête du mouvement.
Enfin, un mot de société, très précisément du secteur éducatif. Le Sursaut révèle en effet de nouvelles formes de racket à l’école. Un système dans lequel l’évaluation pédagogique s’achèterait avec de l’argent, dénonce le journal. Ce phénomène constitue un enjeu important dans la lutte engagée par le ministre N’Guessan Koffi pour redorer l’image de l’école ivoirienne.
À lundi !
Martial Galé


