Lemandatexpress – Réunis les 24 et 25 septembre 2026 à Grand-Bassam, les membres du Comité de Pilotage de la Commission Nationale de Lutte contre les Changements Climatiques ont bénéficié d’une session de formation avant de tenir leur deuxième session ordinaire de l’année.
Clôturant les travaux pédagogiques, le Président dudit comité, Georges Koffi Bolamo, par ailleurs Directeur de Cabinet adjoint du Premier Ministre, a appelé à rompre avec la routine administrative pour engager une action de terrain face aux urgences environnementales nationales.

Les questions de gouvernance, de transparence et d’accès à la finance climatique ont constitué le menu de l’atelier de renforcement des capacités des membres du Comité de Pilotage (COPIL) de la Commission Nationale de Lutte contre les Changements Climatiques (CNLCC) à Grand-Bassam. Organisé par la CNLCC en collaboration avec le Ministère de l’Environnement et de la Transition Écologique (MINETE), cet atelier a bénéficié de l’appui technique et financier de l’Union européenne à travers le projet Transition Bas Carbone, mis en œuvre par Expertise France.
L’objectif de l’atelier était d’outiller les membres du COPIL sur les différents enjeux du changement climatique afin de mieux guider les décisions publiques et les arbitrages sur la thématique. Pour Georges Koffi Bolamo, il s’agit de faire de la CNLCC un réseau actif d’experts et d’acteurs interconnectés, capable de démultiplier l’impact de l’action climatique nationale.
En tirant les conclusions de ces deux journées, il a insisté sur l’intérêt de démystifier les questions climatiques, souvent perçues comme abstraites ou réservées aux seuls spécialistes, afin de les rendre compréhensibles pour l’ensemble des populations. Pour le représentant de la Primature, l’urgence impose d’agir face à des menaces bien réelles en Côte d’Ivoire, notamment la baisse des rendements et de la productivité agricole, l’avancée du désert dans les régions du Nord et l’érosion côtière qui ronge le littoral.

C’est pourquoi il a qualifié les membres du COPIL de véritables « commandos de la lutte contre le changement climatique » pour la Côte d’Ivoire, appelés à s’investir sans réserve et à former une équipe soudée au service de l’action publique. Pour maintenir cette dynamique, il a annoncé la mise en place d’un programme de formation continue, sous forme de webinaires réguliers. La clôture de l’atelier a donné le cap pour l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année 2026 du comité de pilotage de la CNLCC, sous la présidence de Georges Bolamo. Cette rencontre statutaire a permis de faire le point sur les dossiers urgents.
Les débats ont porté sur la préparation des prochaines Conférences des Parties (COP) et l’harmonisation du message de la Côte d’Ivoire, afin que l’ensemble des ministères sectoriels défendent une position unifiée et cohérente lors des négociations. Les membres du comité ont été édifiés sur la complémentarité entre le Rapport Biennal de Transparence (BTR), destiné à répondre aux obligations internationales de l’Accord de Paris, et le Rapport National Climat (RNC), qui représente un outil national de redevabilité chargé de tracer précisément l’ensemble des actions climatiques du pays et leur impact sur le terrain. Enfin, une réflexion a été engagée sur le nexus climat, paix, sécurité et genre.
Cette démarche vise à comprendre comment mieux protéger les couches les plus vulnérables face aux tensions sociales nées du dérèglement climatique, notamment les conflits d’accès aux terres et à l’eau qui frappent en priorité les femmes et les populations rurales.
César Ebrokié


