Lemandatexpress – La liquidation de l’ancienne Commission Électorale Indépendante (CEI) est désormais entrée dans sa phase active. Désigné pour mener à bien l’apurement du passif et le recouvrement des dettes de l’institution, le liquidateur Lassana Sylla somme l’ensemble des créanciers et débiteurs de se faire connaître au plus tard le 27 novembre prochain.
Formalisée par l’ordonnance numéro 2026-265 du 6 mai 2026, la dissolution de l’ex-Commission Électorale Indépendante franchit une étape cruciale avec l’ouverture officielle des opérations de liquidation financière. Après sa nomination par arrêté interministériel le 1er septembre dernier, le liquidateur Lassana Sylla a pris les commandes d’une mission délicate : recenser scrupuleusement l’ensemble des engagements financiers laissés par l’organe électoral afin d’en apurer le passif.
Cette procédure concerne un large éventail d’acteurs économiques et institutionnels. Fournisseurs, prestataires de services, bailleurs, membres du personnel actuel ou ancien, mais aussi organismes sociaux et fiscaux doivent impérativement manifester leurs droits auprès des services de la liquidation.
Face à l’enjeu financier et juridique de cette démarche, le patron de la liquidation tranche nettement sur le caractère restrictif de la procédure : « Attention : toute créance non déclarée dans le délai ci-dessus indiqué, ou déclarée sans les pièces justificatives permettant d’en établir le bien-fondé, ne pourra être prise en compte dans les opérations d’apurement du passif de la liquidation ».
Les créanciers disposent ainsi d’une fenêtre de soixante jours, ouverte depuis la première publication officielle de l’avis, pour transmettre un dossier complet incluant la justification détaillée des sommes réclamées, les pièces contractuelles probantes et un relevé d’identité bancaire. Les réclamations font l’objet d’un dépôt physique contre décharge au siège de l’ex-institution à Abidjan-Cocody-II Plateaux, d’un envoi par courrier recommandé ou d’une transmission par voie électronique.
Afin de garantir la transparence des opérations financières, la direction de la liquidation précise la méthodologie qui sera appliquée à chaque dossier : « Les déclarations reçues feront l’objet d’une vérification contradictoire. Chaque créancier sera informé, par écrit, de la suite réservée à sa déclaration ».
De leur côté, les débiteurs de l’ancienne CEI se voient appliquer la même rigueur calendaire et sont vivement invités à se rapprocher des services du liquidateur avant l’échéance fixée au 27 novembre 2026 pour apurer leurs dettes envers l’entité dissoute.
Zéphirin Gohia


