Clôture des JDAIP 2026 : Vers une modernisation globale de la gestion des données publiques

À l’issue des Journées du Droit d’Accès à l’Information Publique qui se sont tenues dans la capitale économique, le gouvernement ivoirien a acté une Stratégie nationale destinée à transformer un droit théorique en un levier d’action concret. Clôturé le lundi dernier, lors de la Journée internationale de l’accès universel à l’information, cet événement placé sous la présidence du Premier ministre Robert Beugré Mambé marque un tournant dans la gouvernance de l’information publique au sein du pays.

Durant trois jours de travaux intensifs, participants, experts et responsables institutionnels se sont penchés sur les conditions réelles d’exercice de ce droit fondamental. L’accent a notamment été mis sur l’identification claire des personnes responsables de cet accès au sein des administrations publiques, la structuration des documents officiels pour garantir leur recherche effective, ainsi que la professionnalisation des acteurs chargés de cette mission.

Les échanges ont balayé l’ensemble de la chaîne de valeur de l’information. De la révision du cadre légal à l’ouverture effective des données publiques, les panélistes ont examiné la maturité informationnelle des administrations et exploré les moyens d’instaurer une gouvernance plus agile. L’objectif partagé reste la modernisation des procédures afin d’adapter l’administration aux exigences actuelles de transparence.

Dès l’ouverture des travaux, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, représentant le Chef du gouvernement, a exhorté les participants à considérer l’information non pas comme une contrainte, mais comme une ressource stratégique pour l’action publique face aux mutations numériques rapides. Une vision appuyée par Anne Marie Konan Payne, présidente de la CAIDP, qui a réitéré la nécessité de créer les conditions matérielles et organisationnelles d’un droit pleinement exercé.

Cette démarche bénéficie d’un soutien international constant. Mame Omar Diop, représentant résident de l’Unesco en Côte d’Ivoire, a rappelé que ces travaux s’inscrivent dans une dynamique mondiale de valorisation et de partage des données publiques, poursuivant ainsi un accompagnement engagé par l’organisation depuis 2024.

Zéphirin Gohia, avec Sercom

lemandatexpress.net

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