ORPAILLAGE ILLÉGAL EN CÔTE D’IVOIRE : UNE GUERRE HYBRIDE DE DESTRUCTION MASSIVE, MÉTHODIQUE ET SYSTÉMATIQUE

Lemandatexpress – Personne ne peut pénétrer dans un village, raser des hectares de forêts, dégrader durablement les terres agricoles et pratiquer l’extraction clandestine d’or sans la complicité passive ou active de certains relais locaux.

Un chef de village, un notable, un président de jeunesse, un président de mutuelle de développement ou toute autre autorité communautaire ne peut prétendre ignorer l’installation d’engins lourds, l’afflux de populations étrangères au village et la transformation brutale de son territoire.

L’orpaillage clandestin non l’orpaillage illégale n’est pas une simple activité informelle : c’est un réseau organisé qui s’installe grâce au silence acheté ou au laisser-faire. Les conséquences de cette inertie sont dévastatrices et multidimensionnelles :

Catastrophe environnementale et sanitaire : La pollution massive des cours d’eau au mercure et au cyanure empoisonne la faune aquatique, rend l’eau impropre à la consommation et provoque de graves problèmes de santé publique (maladies cutanées, cancers, intoxications).

Menace sur la sécurité alimentaire : L’abandon forcé ou négocié des cultures vivrières et de rente (cacao, café, anacarde) au profit des trous d’orpaillage détruit l’économie agricole locale et appauvrit les sols de manière irréversible.

Insécurité et tensions sociales : L’orpaillage sauvage s’accompagne inévitablement d’une hausse de la criminalité, du trafic de drogues, de la prostitution, du travail des enfants et de conflits fonciers intercommunautaires mortels.

Souveraineté et sécurité nationale : Ces zones de non-droit échappent au contrôle de l’État, privent le Trésor public de ressources fiscales essentielles et constituent un terreau fertile pour le financement de réseaux criminels transfrontaliers.

Chacun doit désormais prendre ses responsabilités. Chefs traditionnels, cadres, autorités administratives, sécuritaires et populations locales : la complicité face à la destruction de notre patrimoine naturel et au péril de nos générations futures doit cesser.

Protégeons nos terres, nos eaux et nos villages avant qu’il ne soit définitivement trop tard.

Ecologiquement votre

Mahika K Mathieu
CEO Green Cross International Cote d’ivoires

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