Lemandatexpress – Le commissaire général du Pacte social de Laurent Gbagbo, Jean Gervais Tchéidé, a présenté, samedi 10 octobre 2026, les sept piliers de cette initiative politique lors du meeting de lancement de l’opération de déploiement, organisé à Gonzagueville, dans la commune de Port-Bouët. Cette démarche vise à porter la vision de l’ancien président ivoirien auprès des populations, tout en recueillant leurs préoccupations et leurs propositions.
Donner un nouvel espoir aux Ivoiriens en plaçant l’être humain au cœur de l’action politique. C’est l’ambition affichée par Laurent Gbagbo à travers le Pacte social qui porte son nom. Lors du meeting de lancement de l’opération de déploiement, samedi 10 octobre, Jean Gervais Tchéidé, premier vice-président exécutif du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) et commissaire général du Pacte social, en a expliqué les origines, les objectifs et les principaux axes.

Selon lui, cette initiative s’inscrit dans la continuité de la vision de la refondation défendue par Laurent Gbagbo. Il a notamment rappelé la lettre adressée par l’ancien chef de l’État aux Ivoiriens, le 25 juin dernier, dans laquelle celui-ci expliquait que l’accession au pouvoir ne devait pas constituer une fin en soi. L’essentiel, selon cette vision, est de contribuer à permettre aux populations de vivre dans la liberté et la dignité.
« Le fauteuil présidentiel ne doit pas être notre seul objectif », a rappelé Jean Gervais Tchéidé, résumant le message de Laurent Gbagbo. Il a expliqué que l’ancien président entendait, au regard de son parcours politique et de son expérience, contribuer à redonner espoir aux Ivoiriens, notamment dans un contexte marqué, selon lui, par le doute et le désarroi au lendemain de l’élection présidentielle de 2025.
Pour le commissaire général, le Pacte social constitue ainsi un nouveau contrat avec le peuple ivoirien, fondé sur une ambition centrale : améliorer les conditions de vie des populations et construire collectivement l’avenir du pays. « Je me suis engagé dans la politique pour que l’être humain soit heureux », a-t-il déclaré, en référence à la motivation qu’il attribue à Laurent Gbagbo.

7 piliers pour répondre aux préoccupations des Ivoiriens
Pour concrétiser cette vision, Laurent Gbagbo a retenu sept piliers, issus de son programme de gouvernement pour l’élection présidentielle de 2025, à laquelle il n’a pas pu participer. Ces axes couvrent plusieurs préoccupations majeures de la société ivoirienne, de la justice sociale à la réconciliation nationale.
Le premier pilier porte sur la démocratie, la justice sociale et les services publics. Il vise à placer les droits des citoyens, l’équité et le fonctionnement des services publics au cœur de la réflexion. Ce volet a été confié à l’ambassadrice Maître Touré Abiba, absente lors de la cérémonie.
Le deuxième pilier concerne la cherté de la vie et le pouvoir d’achat. Jean Gervais Tchéidé a insisté sur le poids des dépenses quotidiennes dans le budget des ménages et sur les inquiétudes que cette situation suscite quant à l’avenir des populations. Ce pilier entend donc mettre en débat les difficultés économiques rencontrées par les Ivoiriens.
Le troisième axe est consacré aux droits de l’homme et à la protection des citoyens. Il s’inscrit dans la volonté de faire de la protection des libertés et de la sécurité des personnes une composante essentielle du Pacte social.
Le quatrième pilier concerne l’emploi des jeunes et l’entrepreneuriat. Pour Jean Gervais Tchéidé, la place importante qu’occupe la jeunesse dans la population ivoirienne impose de traiter sérieusement les questions d’insertion professionnelle et de création d’activités économiques.

Le cinquième pilier est dédié à la femme et à la famille. Le commissaire général a rappelé que Laurent Gbagbo considère la famille comme le noyau de la société et estime que le rôle joué par les femmes justifie une attention particulière à leurs conditions de vie et à leur place dans la société.
Le sixième pilier porte sur la décentralisation et le développement local. Présenté comme l’un des prolongements de la vision de la refondation, cet axe vise à faire du développement des territoires un levier d’amélioration des conditions de vie des populations. L’objectif est notamment de rapprocher les dynamiques de développement des réalités locales.
Enfin, le septième pilier est consacré à la réconciliation nationale. Il s’agit, selon son intitulé, d’unifier la nation et de surmonter de manière authentique les crises du passé. Cette orientation place la cohésion sociale et le rapprochement entre les Ivoiriens parmi les enjeux majeurs de la démarche.
Des ambassadeurs pour rapprocher le Pacte social des populations
Au-delà de la présentation de ces sept axes, l’opération de déploiement doit permettre de faire connaître le contenu du Pacte social dans les quartiers et auprès des différentes composantes de la population. À cet effet, Laurent Gbagbo a désigné des ambassadeurs chargés de porter chacun des piliers.
Selon Jean Gervais Tchéidé, leur mission ne se limitera pas à expliquer la vision de l’ancien président. Ils devront également aller à la rencontre des populations afin de recueillir leurs préoccupations, leurs idées et leurs propositions. Une démarche qui entend faire du Pacte social un cadre d’échanges autour des difficultés quotidiennes des Ivoiriens et des solutions envisageables.

Le commissaire général a, par ailleurs, tenu à souligner que cette initiative ne s’adresse pas exclusivement aux militants du PPA-CI. Il a insisté sur sa vocation nationale, affirmant que Laurent Gbagbo appartient à tous les Ivoiriens et, au-delà, à l’Afrique.
À travers le déploiement de ses sept piliers, le Pacte social ambitionne ainsi de diffuser une vision politique axée sur la justice sociale, le pouvoir d’achat, les droits humains, l’emploi, la famille, le développement local et la réconciliation nationale. La phase de proximité annoncée doit désormais permettre de confronter ces orientations aux réalités vécues par les populations et de recueillir leurs contributions à la construction de cette « nouvelle espérance ».
Abran Saliho


