lemandatexpress – A l’instar de toutes les formations en présence sur l’échiquier politique national, le secrétaire exécutif du RHDP, le ministre Cissé Ibrahima Bacongo, a déposé, ce jeudi 15 octobre 2026, les propositions de son parti, en vue de la création d’un nouvel organe électoral.

À la tête d’une délégation, le Secrétaire exécutif du parti présidentiel, le ministre Cissé Ibrahima Bacongo, s’est entretenu à Abidjan avec le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le Général Vagondo Diomandé. Cette rencontre marque la clôture des consultations engagées par le gouvernement à la suite de la dissolution, le 6 mai dernier, de la Commission Électorale Indépendante (CEI). Au sortir de son audience avec le représentant du gouvernement, le Secrétaire exécutif du RHDP a souligné la rigueur avec laquelle le parti au pouvoir a abordé cette concertation. « Avec les contraintes que vous connaissez : la crédibilité, l’inclusivité, la confiance surtout que cet organe doit inspirer (…) nous avons fait des propositions. Souffrez que je ne puisse pas vous dévoiler le contenu de ces propositions, puisqu’elles sont réservées au gouvernement », a-t-il déclaré.
Rappelant que la dissolution de l’ancienne CEI répondait aux contestations répétées de l’opposition, Cissé Bacongo a vivement tempéré les demandes de certains partis d’opposition réclamant la tenue d’un nouveau dialogue politique formel. Pour le cadre du RHDP, le contexte législatif institutionnel doit désormais reprendre ses droits. « En quoi un dialogue s’impose ? S’il y avait des divergences fondamentales déjà révélées, alors en ce moment-là, sur les questions qui font débat, on aurait pu penser à un dialogue politique (…) Je ne vois pas en quoi un dialogue entre partis politiques voué à l’échec d’emblée s’impose. Il ne s’agit pas de refuser le dialogue politique. Il s’agit tout simplement de se poser la question de savoir : quelles sont les opportunités, qu’est-ce qui viserait ce dialogue politique ? », a-t-il soutenu.
Selon Bacongo, le débat légitime aura lieu devant la représentation nationale une fois que le projet de loi sera élaboré par l’exécutif : « Il faut qu’on fasse confiance à ceux et celles qu’on a élus (…) Tout cela va être pris en compte, traduit en texte, en projet de loi transmis à l’Assemblée Nationale (…) Et à ce niveau-là aussi, les débats vont avoir lieu ».
Une synthèse fidèle promise
De son côté, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le Général Vagondo Diomandé, a dressé le bilan de deux semaines d’échanges intenses avec l’ensemble de l’échiquier politique et les acteurs de la société civile. Tout en rappelant le cadre fixé par la déclaration du Premier ministre le 22 juin dernier, le ministre s’est félicité de l’esprit démocratique qui a prévalu au cours des audiences.
« Ces rencontres étaient exclusivement destinées à recueillir les propositions des uns et des autres quant à la future structure qui va être chargée d’organiser les élections en Côte d’Ivoire. Au terme de ces consultations qui se sont déroulées dans une atmosphère très cordiale, faite de respect et de courtoisie mutuelle, je retiens que les différents acteurs ont formulé des propositions variées (…) portant aussi bien sur l’architecture institutionnelle à mettre en place que sur son fonctionnement et sa composition », a souligné le membre du gouvernement.
Le Général Vagondo Diomandé a salué « la qualité de leur contribution et surtout l’esprit de responsabilité dont chacun a fait preuve » avant d’indiquer la suite des démarches. « Je voudrais assurer chacun et chacune que les propositions qui ont été recueillies seront fidèlement synthétisées et soumises au gouvernement, auquel il appartiendra d’apprécier les orientations à retenir et les suites à donner », a-t-il indiqué. Alors que la phase de consultation directe touche à sa fin, les regards se tournent désormais vers l’exécutif pour la restitution de la synthèse nationale, puis vers le Parlement où s’inscrira le vote de la loi devant régir la future gouvernance électorale ivoirienne.
Zéphirin Gohia
lemandatexpress.net


