Filière bois : le ministre Assahoré fixe les exigences pour une exploitation forestière durable

Le ministre des Eaux et Forêts, Assahoré Konan Jacques, a présenté,  mercredi 21 octobre, les grandes orientations de la campagne d’exploitation forestière 2027. L’objectif est de promouvoir une exploitation du bois plus responsable et durable, dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie de valorisation des produits forestiers (SVPF) et de l’Accord de partenariat volontaire sur l’application des réglementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux de bois et produits dérivés (APV-FLEGT).

C’était à l’occasion du lancement du processus d’instruction des demandes de reprise des activités forestières dans les périmètres d’exploitation forestière (PEF) pour l’année 2027. Devant les cadres de son ministère et les acteurs de la filière bois, réunis dans la salle de conférence du département, le ministre a insisté sur la nécessité de faire évoluer les pratiques, d’améliorer la gestion des ressources et de mieux prendre en compte les droits des propriétaires forestiers et des communautés. Cette nouvelle campagne marque une étape dans la modernisation de la gestion forestière.

Parmi les principales mesures annoncées figurent la numérisation des procédures, le renforcement de la traçabilité du bois et le respect des règles en vigueur. En 2027, « la soumission numérique des dossiers et le paiement en ligne des frais d’instruction » deviendront notamment des étapes clés du processus. Le ministre a également insisté sur plusieurs exigences : obtenir l’accord écrit des propriétaires avant toute coupe, assurer le bon fonctionnement des comités de suivi de la gestion des PEF (CSG-PEF), aider les propriétaires à enregistrer leurs forêts et veiller à la réalisation ainsi qu’à l’entretien des reboisements compensatoire.

À travers son plan d’action de réforme de l’exploitation forestière et du reboisement compensatoire pour la période 2026-2030, le gouvernement veut préparer, avec les acteurs du secteur, un nouveau modèle qui protège les ressources forestières, sécurise les droits des propriétaires et préserve l’activité économique de la filière.

« L’exploitation forestière ne peut être durable si nous prélevons la ressource sans assurer sa reconstitution », a rappelé Assahoré Konan Jacques, annonçant un suivi renforcé des reboisements compensatoires. Il a également lancé un appel ferme aux exploitants : « Je demande donc qu’aucun arbre ne soit coupé sans que les accords requis aient été préalablement établis ».

La prorogation des PEF jusqu’au 31 décembre 2030 ne signifie donc pas que les pratiques actuelles doivent se poursuivre sans changement. Cette période doit permettre aux acteurs de préparer une filière forêt-bois mieux organisée, plus compétitive et plus durable. « Nous devons arriver au terme de cette transition avec des forêts mieux identifiées, des relations plus claires entre exploitants et propriétaires, une traçabilité effective des produits forestiers, des procédures largement dématérialisées… », a souligné le ministre.

Pour conclure, Assahoré Konan Jacques a salué le dialogue entre l’administration forestière et les professionnels du secteur, rappelant que la réussite de cette réforme dépendra de la participation de tous et du respect des engagements pris.

Martial Galé

lemandatexpress.net

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