lemandatexpress – L’intersyndicale du secteur Éducation-Formation de la région du Béré a décidé d’observer 48 heures de grève à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue le lundi 2 novembre 2026 au Lycée moderne de Mankono.
Cette décision fait suite à la bastonnade de l’un de leurs collègues, Boris Konan, et vise également à obtenir des garanties pour la sécurité des enseignants et des personnels de la région. À la suite de cette rencontre, les représentants syndicaux se sont rendus à la préfecture pour lire une motion de protestation, selon une vidéo publiée ce mardi 3 novembre par PDCI 24h/24 TV.
Réunis au préau du Lycée moderne de Mankono, les représentants de plusieurs organisations syndicales ont exprimé leur indignation face aux violences subies par leur collègue. Boris Konan est un enseignant bivalent en histoire-géographie et lettres modernes dans cet établissement. Dans leur motion, ils dénoncent une atteinte à son intégrité physique et morale, mais aussi une menace pour la sécurité de l’ensemble des personnels administratifs, enseignants et d’encadrement de la région.
Lue par Yvan Tapé, fédéral du CES-CI, la motion met en cause Moussa Dosso, présenté comme responsable des énergies renouvelables et de la bioénergie à Côte d’Ivoire Énergies, ainsi que quatre autres individus qualifiés de « badauds ». L’intersyndicale leur attribue une implication dans les faits. Ces accusations sont celles formulées dans la motion de protestation.
Les syndicats formulent trois principales revendications : la prise en charge médicale et psychologique intégrale de leur collègue, des excuses publiques à la victime, aux enseignants et à l’ensemble des fonctionnaires du Béré, ainsi que des garanties pour la protection de l’intégrité physique et morale de tous les enseignants et fonctionnaires de la région.
Avant cette mobilisation, le maire de Mankono, Vagbama Tambla, avait réagi à l’agression dans un communiqué publié le 31 octobre 2026. Il y condamnait les violences et annonçait des échanges avec les autorités préfectorales, les responsables de l’éducation, les syndicats et les forces de l’ordre afin de renforcer la sécurité des enseignants.
Pour rappel, Boris Konan a été victime d’une bastonnade le vendredi 30 octobre 2026 dans un supermarché de Mankono, alors qu’il faisait des achats avec son épouse. Une agression que l’intersyndicale considère comme une atteinte à l’intégrité des enseignants et qui relance la question de leur sécurité dans la région du Béré.
Sonia Faitai
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