
Côte d’Ivoire : Le PDCI et la société civile font le procès de la CEI et avancent des propositions
Lemandatexpress – À quelques mois des élections présidentielles, le PDCI-RDA, par le biais du « Réseau des cadres PDCI, notre Héritage », a organisé ce jeudi 06 juin 2024, un panel sous le thème : Diagnostic du processus électoral ».
Ce panel a été animé par des juristes et responsables de la société civile, à savoir Me Linda Sangaré, Me Kouamé Amani, Pr Simplice Dion et Mme Pulchérie Gbalet.
Pendant plus d’une heure, les panelistes ont fait le diagnostic de la Commission Électorale Indépendante avant de proposer des pistes de solutions.
Prenant la parole, Me Linda Sangaré, a d’emblée salué cette initiative qui vise à éclairer la population sur la question de la composition de la CEI mais aussi faire des propositions pour garantir des élections apaisées en 2025.
Pour elle, la composition de la CEI actuelle doit être revue pour des élections apaisées afin d’éviter les circonstances de 2010.
Selon elle, avant même d’aborder le sujet de la CEI, la question d’établissement des cartes nationales d’identité constitue un vrai obstacle qui doit être traitée. À l’en croire, le vote est un devoir pour tout citoyen ivoirien. Or, pour voter, il faut détenir la carte nationale d’identité afin de s’inscrire sur la liste électorale.
« Aujourd’hui , nombreux sont ceux qui ne détiennent pas de CNI. Beaucoup ont déjà fait la demande mais elle n’est pas encore disponible. Alors que nous sommes à quelques mois des élections. », a-t-elle dénoncé.
C’est pourquoi , elle a exhorté les cadres et autorités avec la contribution de la société civile à mettre la main à la pâte « afin que nos populations soient en règle pour s’inscrire par la suite sur la liste électorale une fois le processus sera lancé ».
Quant à Pulchérie Gbalet qui a abordé dans le même sens que Me Linda Dadié-Sangaret, elle a ajouté que la CEI dans sa constitution actuelle, présente plusieurs disfonctionnements surtout au niveau du découpage électoral. Outre cela, elle a dénoncé l’absence de la société civile dans les organes de la CEI.
C’est pourquoi, elle recommande une reconstitution de celle-ci tout en intégrant la société civile et même les guides religieux. Avant de proposer également la reconstitution du conseil constitutionnel de façon plus indépendante et équitable.
Ces idées ont été renchéries par les deux autres panelistes qui constatent également plusieurs irrégularités au niveau de la CEI.
La conclusion est claire, la CEI actuelle, ne paraît pas crédible pour des élections apaisées en Côte d’Ivoire en 2025.
Alerté, l’Etat de Côte d’Ivoire doit prendre en compte les différentes recommandations afin de corriger les imperfections pour éviter de revivre le scénario de 2010-2011.
Ce Panel qui s’est tenu à l’auditorium du PDCI, a enregistré la présence de plusieurs cadres de partis politiques et de la société civile.
Abran Saliho







