
Présidentielle 2025 : depuis Yamoussoukro, 2000 chefs traditionnels Baoulé se dressent contre de la radiation de Thiam de la liste électorale
Lemandatexpress- La radiation de Tidjane Thiam, président du principal parti d’opposition PDCI-RDA, de la liste électorale provisoire a déclenché une vague de contestation sans précédent au sein de la communauté Baoulé. Ce mercredi, plus de 2000 chefs traditionnels, réunis à l’hôtel Le Rocher Yamoussoukro, ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une tentative manifeste d’exclusion politique.
La décision, rendue par la justice de justice rendue le 22 avril, prive Thiam de sa candidature à la présidentielle d’octobre 2025. Les chefs traditionnels issus des 19 régions du V Baoulé, ont, dans une déclaration commune, qualifié la radiation d’« atteinte grave à la démocratie ».
Yao Yao Lazare, président de l’Association des Élus et Cadres du Grand Centre (AEC-PDCI-GC), a pris la tête de ce mouvement de protestation, alertant sur « les dérives antidémocratiques » qui menaceraient, selon lui, la stabilité du pays.

Les propos les plus marquants sont venus des chefs Akouê et Nananfouê, lignées ancestrales de Thiam. « Dire que Tidjane Thiam n’est pas Ivoirien, c’est insulter notre mémoire collective. C’est renier même Félix Houphouët-Boigny », a lancé leur porte-parole, Nguessan Konan, en référence au père de l’indépendance ivoirienne, également Baoulé et originaire de Yamoussoukro.
Dans un élan d’unité, les autres chefs du V Baoulé ont réaffirmé leur solidarité. « Tidjane Thiam est l’un des nôtres. Il est Baoulé, il est Ivoirien. Nous refusons cette exclusion injuste », a martelé Nanan Kouamé Konan Jacques, porte-voix des chefs réunis.
Au-delà d’un simple débat sur l’éligibilité, cette crise met en lumière les tensions persistantes autour de l’identité nationale, de l’appartenance ethnique et du jeu électoral en Côte d’Ivoire.
Au terme du rassemblement, une délégation a été reçue à la préfecture de Yamoussoukro pour remettre une motion de soutien à Tidjane Thiam.

À travers ce geste, les chefs traditionnels du V Baoulé ont voulu envoyer un signal fort. À savoir que toute tentative de marginalisation politique du PDCI ou de son leader ne saurait se faire sans réaction.
M.Galé, avec diverses
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