
Présidentielle 2025: Dr Ousmane Camara (candidat) juge le processus électoral opaque et saisit le Conseil constitutionnel
Lemandatexpress – Dr Ousmane Camara, candidat à l’élection présidentielle sous la bannière de l’Alliance Nationale pour la Gouvernance (ANG), a annoncé avoir officiellement déposé deux requêtes devant le Conseil constitutionnel. Des démarches judiciaires qui mettent en lumière de profondes critiques à l’égard du processus électoral en cours, jugé opaque et discriminatoire.
Dans une première requête au retentissement politique fort, Dr Camara conteste la légitimité de la nationalité ivoirienne du président sortant Alassane Ouattara, remettant ainsi en cause la régularité de sa présidence actuelle. Une démarche audacieuse qui relance un débat sensible dans le paysage politique ivoirien.
Mais la contestation du leader de l’ANG va bien au-delà de la seule question de la nationalité. Dans une seconde requête, le candidat s’attaque frontalement au système de parrainage exigé pour valider les candidatures. Il dénonce une procédure « floue et injuste » imposant la collecte de 40 000 signatures en seulement 40 jours, ainsi qu’un cautionnement jugé prohibitif de 50 millions de francs CFA. Des exigences qui, selon lui, pénalisent délibérément les candidats indépendants et limitent le pluralisme démocratique.
Dr Camara critique également l’introduction précipitée d’un système biométrique non testé, l’inaccessibilité à la liste électorale définitive, et l’opacité dans la validation des parrainages par le Conseil constitutionnel, sans possibilité de recours. Des manquements graves qui, selon lui, vident le processus de son essence démocratique. « Le processus est verrouillé pour favoriser un seul homme et disqualifier toute voix dissidente. Le Conseil constitutionnel doit agir au nom du peuple et de l’égalité devant la loi », a-t-il déclaré avec fermeté.
Par ce double recours, Dr Ousmane Camara dit vouloir rétablir l’équilibre républicain, garantir la transparence du jeu électoral et défendre la souveraineté populaire. Il affirme sa détermination à aller jusqu’au bout, dans le strict respect des institutions. « Lorsqu’on vit dans un véritable État de droit, on ne devrait pas avoir à chercher la justice ailleurs », a-t-il souligné, appelant à une décision courageuse du Conseil.
Pour conclure, le candidat a lancé une interpellation solennelle : « Nous attendons la décision du Conseil constitutionnel. Elle nous révélera, à chacun de nous, dans quel type d’État nous vivons : un État de droit, ou un État de non-droit. »
Une déclaration grave, aux allures d’ultimatum institutionnel, qui marque une nouvelle étape dans la contestation politique en Côte d’Ivoire.
Izou Dine







