
Plainte de Thiam à l’ONU – Le gouvernement ivoirien balaie l’annonce de Me Chichportich : « C’est une totale affabulation » (porte-parole)
Lemandatexpress – En marge du Conseil des ministres de ce mercredi 30 juillet, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, s’est prononcé sur la note verbale adressée à l’État de Côte d’Ivoire par le Comité des droits de l’homme des Nations Unies. Et ce, en balayant l’interprétation qu’en a faite l’avocat de Tidjane Thiam.
Répondant à une question de la presse sur cette note verbale du Comité des droits de l’homme de l’ONU, consécutive à la plainte de Tidjane Thiam relative à la liste électorale, Amadou Coulibaly a été clair. Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement a, dans un premier temps, confirmé la réception dudit document, l’assimilant à une « pratique en la matière ».
Toutefois, en ce qui concerne le communiqué de Me Chichportich, l’avocat de Tidjane Thiam, l’homme d’État a mis un bémol. « Visiblement, l’avocat auquel vous faites référence et nous n’avons pas reçu la même note. À moins que ce soit une façon de mériter ses honoraires auprès de son client, mais c’est une affabulation totale », a pointé Amadou Coulibaly. En effet, selon son communiqué largement diffusé, Me Chichportich a soutenu que le Comité des droits de l’homme de l’ONU a enjoint à la Côte d’Ivoire l’inscription de Tidjane Thiam sur la liste électorale.
Faux !, rétorque Amadou Coulibaly. « La note verbale est très claire pour ceux qui l’ont reçue et qui l’ont lue, et j’invite en tout cas l’ensemble de la presse à lire cette note verbale et à s’écarter de ce communiqué fait certainement pour plaire au client de cet avocat. Cette note rappelle en substance que la requête des demandeurs était claire et souhaitait des mesures provisoires d’inscription de Monsieur Thiam sur la liste électorale. La note rejette clairement ces mesures provisoires. C’est écrit noir sur blanc », a-t-il expliqué en détail.
Par ailleurs, Amadou Coulibaly a levé toute équivoque sur la recommandation du Comité des droits de l’homme demandant à l’État de garantir au président du PDCI ses droits politiques. Pour lui, ce passage de la note « a permis de faire un amalgame pour chercher à tromper l’opinion en prétendant que cela voudrait dire qu’il faut que M. Tidjane soit inscrit sur la liste et participe à l’élection actuelle. Ce n’est pas ce qui est dit ».
À ce titre, le porte-parole du gouvernement a rappelé, à toutes fins utiles, que les droits politiques de M. Tidjane Thiam sont garantis et que le président du PDCI exerce cette fonction sans aucune contrainte.
« Il est libre d’aller et de venir, donc là-dessus, ses droits politiques sont garantis. Mais je rajouterai que dans la même note, il est dit qu’aucune décision n’a été prise sur le fond et que la Commission attend les commentaires de la Côte d’Ivoire pour le 8 janvier 2026 avant de se prononcer », a-t-il conclu.
Martial Galé







