
Bonne gouvernance: La Centrafrique s’inspire du modèle ivoirien
Lemandatexpress – La Haute autorité pour la bonne gouvernance (HABG) de Côte d’Ivoire accueille une délégation de la République Centrafricaine, conduite par Guy Demba, président de l’institution sœur.
La cérémonie d’accueil, tenue le mardi 12 août 2025 à Abidjan, marque le début d’un séjour consacré à l’échange d’expériences et au renforcement de la coopération en matière de gouvernance et de lutte contre la corruption.
Cette visite s’inscrit dans le cadre de la Convention des Nations Unies contre la corruption et des engagements régionaux. Elle vise à partager des stratégies et des réformes législatives. La Centrafrique, inspirée par le modèle ivoirien, a récemment adopté plusieurs textes, dont une loi sur la déclaration de patrimoine et un cadre juridique de saisie des avoirs illicites.
A cet effet, les deux pays partagent un constat commun, celui de la corruption freine le développement, érode la confiance des citoyens et détourne des ressources vitales.
“Votre séjour en Côte d’Ivoire vous donnera l’occasion de rencontrer nos directions, mais aussi d’autres institutions engagées dans la bonne gouvernance, a fait savoir Épiphane Zoro Bi Ballo, président de la HABG ivoirienne.
Des résultats encourageants pour la Côte d’Ivoire
Depuis 2012, la Côte d’Ivoire a considérablement amélioré son indice de perception de la corruption, passant de 26 à 45 sur 100 en 2024 selon Transparency International, grimpant ainsi de la 136ᵉ à la 69ᵉ place mondiale.

“Notre ambition est d’atteindre 50 sur 100 d’ici 2028”, a annoncé M. Zoro, tout en rappelant que cette progression est la resultante d’une volonté politique forte, incarnée par la vision du Président de la République, Alassane Ouattara.
L’Académie de la Bonne Gouvernance : une innovation phare
Parmi les initiatives mises en avant figure l’Académie de la bonne gouvernance et du leadership anticorruption. Véritable centre d’excellence, elle forme fonctionnaires, acteurs privés et société civile aux valeurs d’intégrité et de transparence.
Pour le président de la HABG.
l’intégrité n’est pas une option. C’est plutôt une condition sine qua non pour un développement durable.
Quant à Guy Demba, cette rencontre est “l’occasion de sceller un partenariat basé sur le partage de bonnes pratiques”, afin que la lutte contre la corruption devienne un combat commun, porteur de stabilité et de développement pour les deux nations.
La mission permettra de mettre en place un protocole de coopération entre les deux institutions. Ce sera un engagement commun de lutte contre la corruption et d’instauration tangible de la bonne gouvernance.
Pacôme N’Goran avec correspondance







