
Boycott électoral – Le ministre Adjoumani sans pitié pour l’opposition met en garde: «Si vous cassez, vous payez cash»
Lemandatexpress – Lors de la tribune bimensuelle « Les rendez-vous du RHDP », tenue ce mercredi 20 août 2025 au siège du parti à la rue Lepic, le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani, porte-parole principal du RHDP, n’a pas mâché ses mots. Face aux velléités de contestation de l’opposition, il a tenu à rappeler la fermeté du gouvernement et la détermination de son camp à garantir la stabilité du pays à l’approche de la présidentielle.
Évoquant les récentes mobilisations de l’opposition, Adjoumani a estimé qu’elles ne poursuivaient qu’un seul objectif : perturber le climat politique et préparer leurs militants à des actions de boycott.
« Il est clair et établi que l’opposition n’a pas d’autre agenda que le boycott actif des élections à venir, comme elle le fit en 2020. Les manifestations qu’elle organise n’ont pas d’autre but que d’entretenir un climat de tension et préparer ainsi ses militants à passer à l’acte le moment venu. Ils ont fait le choix de s’inscrire dans la logique du pire, c’est-à-dire semer le désordre. »
Pour lui, l’État de Côte d’Ivoire ne laissera pas prospérer ce qu’il qualifie de « funeste projet de déstabilisation».
« En tout état de cause, l’État de Côte d’Ivoire dispose d’institutions solides et il prendra ses responsabilités, le cas échéant. Tous ceux qui sont impliqués (…) doivent comprendre que l’État ne faillira pas. », a-t-il prévenu.
« Si vous cassez, vous payez cash »
Dans une mise en garde sans équivoque, le porte-parole du RHDP a rappelé que la justice veillait au grain et que nul ne pouvait se cacher derrière l’alibi de la politique pour se soustraire à la loi.
« Certaines personnes dans notre pays ont tendance à croire que la pratique de la politique est une sorte de parapluie atomique qui permet de tout faire et de tout dire sans crainte d’éventuelles représailles judiciaires. (…) Aujourd’hui, si vous cassez, vous payez cash ; si vous tuez, vous en payez le prix. Que ceux qui s’agitent réfléchissent par deux fois avant de se lancer dans cette aventure à haut risque, car la Justice ivoirienne est en état de veille permanent. »
Par ailleurs, au-delà des tensions politiques, Adjoumani a insisté sur les priorités du gouvernement : emploi des jeunes, autonomisation des femmes, infrastructures, santé et éducation.
Pour le ministre de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions vivrières, la page des violences électorales doit se tourner définitivement. Les règles du jeu démocratique, dit-il, ont déjà été clarifiées.
« En tout état de cause, tous les débats ont eu lieu, notamment sur l’éligibilité des candidats. (…) La parole sera donc donnée au Conseil Constitutionnel, juge suprême des élections, de se prononcer sur les candidatures déclarées et nous serons tous soumis à la décision du juge constitutionnel. », a ajouté le porte parole principal du RHDP. Avant de rassurer que les élections se dérouleront comme prévu, dans un climat apaisé.
Abran Saliho







