
Restitution du ‘’Djidji Ayôkwé’’:Djama Dibi et le peuple Atchan reconnaissants au Président Ouattara
L’histoire, la culture et la politique se sont rencontrées le samedi 30 août dernier, dans le village d’Abidjan-Adjamé. Sous le parrainage de l’Amicale ‘’Tchagba-Djehou Bidjan’’, une cérémonie d’une grande solennité, le ‘’N’fofo’’, a été organisée pour célébrer un moment historique : la restitution du ‘’Djidji Ayôkwé’’, le mythique tambour parleur Ebrié.

Bien plus qu’un simple instrument, ce symbole de l’identité et de la résistance du peuple Atchan retrouvera bientôt sa terre natale, après 107 ans d’absence. L’événement, qui a rassemblé les doyens des sept villages de la fratrie ‘’Bidjan’’, a été l’occasion pour la communauté de témoigner sa gratitude envers le Président de la République, Alassane Ouattara. C’est en effet grâce à son implication et à son engagement que la loi-cadre de restitution a pu être adoptée, ouvrant la voie au retour de ce trésor national. Prenant la parole au nom du Premier ministre, Djama Dibi Antoine, Conseiller du chef du gouvernement, a souligné l’importance de ce retour pour l’ensemble de la nation ivoirienne.
« Je dis un grand merci au Président Alassane Ouattara pour le retour du Djidji Ayôkwé, ce symbole fort du peuple Atchan », a-t-il déclaré, saluant la ‘’détermination’’ du chef de l’État à concrétiser cette promesse culturelle. Il a également tenu à rendre hommage au Premier ministre Robert Beugré Mambé, à la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, ainsi qu’à Expertise France dirigée par Sébastien Doré, dont les efforts concertés ont permis de faire aboutir ce projet.

Au-delà de la joie de la restitution, le parrain de la cérémonie a adressé à la fratrie un appel à l’union, à la paix et au vivre-ensemble, particulièrement pertinent à l’approche de l’élection présidentielle. Ce même message de cohésion a été repris par les dignitaires locaux. Bekessé Gabin, doyen de la patrie, a salué les efforts du gouvernement et a exhorté la jeunesse à s’inscrire dans une dynamique de solidarité et à œuvrer pour des élections apaisées. Dans la même veine, Kakou Jean Marc, notable de la chefferie et représentant du chef du village, a appelé le peuple Atchan à l’unité et à la fraternité.

« Nous sommes dans une année sensible. C’est le moment d’interpeller tout le monde à l’union, à la fraternité au vivre-ensemble », a-t-il exhorté, en remerciant le chef de l’État pour son rôle dans le processus de réconciliation nationale. La cérémonie ‘’N’fofo’’ n’a pas seulement célébré un retour, elle a aussi été un puissant plaidoyer pour la paix et la cohésion sociale. Le ‘’Djidji Ayôkwé’’, en revenant sur ses terres, devient ainsi un pont entre le passé et l’avenir, un symbole vivant qui rappelle que l’identité d’un peuple se construit à travers le respect de son patrimoine et la solidarité de ses membres.
Zéphirin Gohia







