
Développement durable : La Côte d’Ivoire récolte les fruits d’un partenariat énergétique exemplaire
La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape vers un développement énergétique inclusif et durable avec la publication du deuxième rapport sur la durabilité 2024 d’un acteur majeur de l’industrie pétrolière opérant dans le pays depuis 2015.
Plus qu’un simple document, ce rapport remis mercredi 3 septembre, met en lumière des avancées concrètes qui touchent directement la vie des populations et contribuent à la transformation socio-économique du territoire. Le Directeur général de la filiale locale, Luca Faccenda, a souligné l’importance d’une approche intégrée où performance économique et responsabilité sociale cheminent ensemble.
« L’héritage que nous souhaitons laisser va bien au-delà de l’énergie : il s’agit de former des compétences locales, de créer des opportunités durables et d’améliorer la qualité de vie », a-t-il affirmé, lors de la cérémonie à Abidjan. En effet, les retombées positives sont multiples. Sur le plan environnemental, la mise en œuvre du champ Baleine, premier projet en amont à zéro émission nette de carbone en Afrique, marque une rupture technologique majeure.
Son impact est renforcé par des initiatives comme la restauration de 14 forêts dans le Sud-Comoé et les Lagunes, avec un objectif de 12 millions d’arbres à planter, bénéfique à plus de 300 000 personnes. Du côté social, le programme de cuisson propre lancé en 2022 a déjà touché plus de 750 000 bénéficiaires grâce à la distribution de foyers améliorés.

Il s’accompagne de la génération des premiers crédits carbone certifiés, contribuant à la fois à la lutte contre la déforestation et à l’allègement de la charge domestique des femmes. La valorisation des produits agricoles, notamment les graines d’hévéa et les coques de noix de cajou, en biocarburants, offre une nouvelle source de revenus à des milliers de familles rurales, tout en renforçant les chaînes de valeur locales.
Le représentant du ministre des Mines, du pétrole et de l’énergie, Bienvenu Kouamé Essé, a salué « une démarche responsable et transparente, alignée sur les priorités stratégiques nationales », insistant sur le fait que le secteur extractif ne doit plus se limiter à l’exploitation des ressources, mais devenir un moteur de transformation sociale.
Dans cette optique, le renforcement du contenu local est central. Ainsi, plus de 50 étudiants ont déjà effectué des stages professionnels grâce à des formations techniques développées avec l’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INPHB). Environ 400 jeunes sont également formés à des métiers d’avenir à travers les programmes Pro-Jeunes et Emploi Durable, dans des domaines aussi variés que les énergies renouvelables, l’intelligence artificielle ou encore la mécanique automobile. À cela s’ajoutent des investissements notables dans la santé et l’éducation. Une maternité construite, cinq centres de santé modernisés, et plus de 16 000 élèves bénéficiant désormais d’infrastructures scolaires réhabilitées.
L’approche inclusive de la multinationale Eni, alliée à une volonté affirmée du gouvernement, dessine ainsi les contours d’un modèle de partenariat gagnant-gagnant. En conjuguant croissance, formation, environnement et inclusion sociale, la Côte d’Ivoire s’impose progressivement comme un exemple africain d’une transition énergétique juste et participative. “Transition énergétique “; ” Contenu local” et “Alliance pour le développement” ont constitué les panels au menu de la cérémonie.
Mathias Kouamé







