
Invalidation de la candidature de Gbagbo – le PPA-CI monte au créneau : « Nous n’allons pas nous taire. Nous allons contester cette décision »
Lemandatexpress – Sans surprise, le PPA-CI est sorti, ce mardi, pour marquer sa ferme opposition à l’invalidation de la candidature de Laurent Gbagbo par le Conseil constitutionnel.
Le Parti des peuples africains passe à l’offensive au lendemain de l’arrêt de la haute juridiction sur les candidatures à la présidentielle. Face à la presse, le Pr. Sébastien Dano Djédjé et Me Habiba Touré ont dénoncé ce qu’ils qualifient de « rejet arbitraire » de la candidature de leur leader.
Pour la suite, la position est claire. « Nous n’allons pas nous taire. Nous allons contester cette décision, en Côte d’Ivoire comme à l’international. La bataille pour la démocratie et pour le respect de nos droits ne fait que commencer », a affirmé Me Habiba Touré, directrice de cabinet de Laurent Gbagbo et porte-parole du PPA-CI.
Le parti soutient avec force que le Conseil constitutionnel a violé la Constitution ivoirienne et ignoré une décision internationale contraignante. Ses responsables se réfèrent à la note du Comité des droits de l’homme des Nations Unies demandant à l’État de Côte d’Ivoire de garantir les droits politiques de Laurent Gbagbo, y compris son droit d’être candidat.
« En refusant d’exécuter cette décision, le Conseil constitutionnel a failli à son rôle de gardien de l’État de droit », a déclaré Me Habiba Touré. Le PPA-CI dénonce également une interprétation jugée abusive des conditions d’éligibilité. « La Constitution n’exige pas l’inscription préalable sur la liste électorale. Cette condition ajoutée par le Conseil est anticonstitutionnelle », a insisté la porte-parole.
Les critiques des dirigeants du parti se sont aussi dirigées contre le système des parrainages, assimilé à une règle « fabriquée » contre leur candidat. « Le Conseil lui a imposé un seuil inexistant dans les textes, c’est une discrimination manifeste », a pesté le Pr. Dano Djédjé. Selon lui, Laurent Gbagbo a obtenu des parrainages dans 27 régions alors que la loi impose 1 % de parrains dans au moins 17 régions.
Enfin, la contestation du PPA-CI se veut multiforme. Au-delà du cas Gbagbo, elle vise également la candidature du président Alassane Ouattara, jugée anticonstitutionnelle. « La suite est connue. C’est la lutte que nous allons mener pour que nos droits soient respectés. La bataille politique contre le 4e mandat va continuer », a prévenu Dano Djédjé lors de cette tribune, confirmant la ligne rigide du PPA-CI dans un processus électoral qui se veut pourtant apaisé.
M. G







