
Drame à Divo : Un planteur sauvagement assassiné à Gbagbota pour sa recette de cacao
L’émoi et la consternation règnent dans la sous-préfecture de Nébo, précisément dans le village de Gbagbota. Un sexagénaire, bien connu sous le pseudonyme de « Pedro », a été retrouvé mort dans les broussailles ce début de semaine, victime d’une agression d’une rare violence.
Le scénario décrit par les premiers témoignages est glaçant. Pedro, planteur de cacao âgé d’une soixante d’années, aurait été pris dans un guet-apens alors qu’il était en possession d’une somme d’argent importante, issue de la vente de sa récolte.
Selon les informations circulant avec insistance sur la toile et relayées par des activistes locaux, notamment le « Griot de la Paix », la victime a été « sauvagement tailladée » à coups de poignard par des individus non identifiés.
Les assaillants, après avoir dépouillé le vieil homme de son gain de cacao, ont abandonné son corps inanimé en pleine nature avant de se fondre dans la brousse.
L’insécurité en zone rurale pointée du doigt
Ce crime crapuleux met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité des producteurs de binôme café-cacao durant la période de traite.
En cette saison où les transactions financières sont nombreuses dans les zones de forêt, les planteurs deviennent des cibles privilégiées pour des malfrats informés de leurs moindres mouvements.
À Gbagbota, c’est le choc. « Pedro » était une figure locale dont la mort brutale laisse un vide immense et installe un sentiment d’insécurité au sein de la communauté agricole.
Bien que les autorités militaires et sécuritaires de la région du Lôh-Djiboua ne se soient pas encore prononcées officiellement, la gendarmerie locale devrait être saisie de l’affaire pour faire la lumière sur les circonstances exactes de ce meurtre.
En attendant, un appel à la collaboration citoyenne a été lancé.
Les populations sont invitées à la plus grande vigilance et priées de signaler toute présence suspecte ou toute information pouvant mener à l’arrestation des meurtriers.
« Toute personne détenant une information est priée de saisir la gendarmerie ou la police », exhortent les relais d’opinion locaux afin que justice soit rendue à Pedro.
HG







