
Gouvernement ivoirien dissous : Cap sur un remaniement XXL
Lemandatexpress – À la suite des élections législatives du 27 décembre, qui ont profondément redessiné le paysage politique et vu l’élection de plusieurs membres du gouvernement au Parlement, une nouvelle phase institutionnelle s’ouvre en Côte d’Ivoire. Comme l’a rapporté Jeune Afrique, cette recomposition était largement anticipée tant elle découlait des résultats du scrutin et des équilibres internes au pouvoir.
Le mercredi 7 janvier, lors d’un Conseil des ministres décisif, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a remis sa démission au président Alassane Ouattara, entraînant automatiquement celle de l’ensemble de son équipe gouvernementale.
Mambé, nommé en septembre 2023, aura donc dirigé le gouvernement un peu plus d’un an avant de laisser la place à une nouvelle configuration. Le chef de l’État a accepté cette démission, tout en actant la fin des fonctions des ministres-gouverneurs des districts autonomes, ainsi que de plusieurs ministres d’État et conseillers à la présidence.
Toujours selon Jeune Afrique, cette séquence institutionnelle n’est pas une surprise : elle s’inscrit dans la logique des législatives, qui ont conduit à la formation d’une Assemblée nationale largement dominée par le RHDP.
Le parti présidentiel a en effet obtenu près de 80 % des sièges, confortant sa majorité et ouvrant la voie à une recomposition politique plus large. Alassane Ouattara avait d’ailleurs prévenu, avant même le scrutin, que les ministres ayant soutenu activement des candidatures indépendantes ne seraient pas reconduits, même s’il s’était gardé de citer des noms.
Le président de la République prépare désormais un remaniement d’envergure marqué par l’arrivée de nouvelles personnalités au gouvernement. Quant aux ministres sortants élus députés, ils devraient pour la plupart se consacrer à leurs nouvelles fonctions parlementaires, sauf reconduction exceptionnelle.
D’autres figures de l’équipe sortante pourraient être réorientées vers des postes diplomatiques ou à la tête de sociétés publiques.
L’agenda politique des prochaines semaines est également clairement défini. L’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale est fixée au 16 janvier, suivie de la rentrée parlementaire prévue le 19 janvier. Le nouveau gouvernement, lui, doit être installé le 21 janvier, avant l’ouverture de la traditionnelle semaine de présentation des vœux, annoncée pour le 26.
Ainsi s’amorce une séquence institutionnelle majeure, marquée par un renouvellement en profondeur de l’exécutif et une reconfiguration des postes stratégiques, dans un contexte où le RHDP consolide plus que jamais son emprise sur les institutions du pays.
Abran Saliho avec Jeune Afrique







