
Antoine Bell avant le choc entre Pharaons et Éléphants : « Si c’est compliqué pour la Côte d’Ivoire, ce n’est pas facile pour les Égyptiens non plus. »
Lemandatexpress- La Côte d’Ivoire s’affirme match après match comme un candidat sérieux au trône à la CAN 2025. Après la victoire sur le Burkina Faso, Joseph Antoine Bell, consultant pour RFI sur la CAN 2025, a évoqué avec admiration les champions en titre qui vont croiser l’Égypte en ¼ de finale samedi.
L’ancien gardien des Lions Indomptables n’a pas seulement été impressionné par le score infligé au Burkina Faso, mais surtout par la manière. « Indiscutablement, pas simplement parce qu’ils ont marqué trois buts, mais parce qu’ils ont pris le match par le bon bout», analyse-t-il.
Pour Bell, la prestation ivoirienne marque un vrai tournant dans cette CAN 2025. « Ils ont été bons tout au long du match et ça a payé. Je ne pense pas qu’on les avait vus à ce niveau depuis le début. »
Amad Diallo (23 ans), Yann Diomandé (19 ans), tous deux buteurs, et Christ Oulaï (19 ans), étincelant au milieu, incarnent cette nouvelle vague qui frappe à la porte du succès avec autorité. Plus qu’un simple renouvellement générationnel, Antoine Bell y voit le signe d’une équipe nationale en bonne santé.
« Une équipe nationale, ce n’est pas figé. Le sélectionneur doit savoir oser », insiste-t-il. Et surtout, envoyer un message clair à tout un pays de footballeurs : les portes sont ouvertes. « On performe pour y arriver. Ils ne sont pas là parce qu’ils sont jeunes, ils sont là parce qu’ils sont bons. »
Une phrase forte, qui résume à elle seule l’esprit de cette Côte d’Ivoire nouvelle, régénérée mais fidèle à son exigence de performance.
Reste maintenant l’obstacle égyptien. Mohamed Salah et les Pharaons, habitués des grands rendez-vous, se dressent sur la route des Éléphants. Un duel entre nations au palmarès fourni, loin de toute notion de favoritisme facile. « Compliqué pour tout le monde », tranche Bell. « Si c’est compliqué pour la Côte d’Ivoire, ce n’est pas facile pour les Égyptiens non plus. »
À ce stade de la compétition, l’ancien international camerounais invoque le mérite. « Les favoris ont une histoire. C’est rare qu’un primo-arrivant soit là. On retrouve que des équipes qui ont au moins une étoile. Les matchs ne peuvent pas être faciles. »
Contre l’Égypte, la Côte d’Ivoire est donc loin d’être un juge de paix. Sans fanfaronnade, elle est, à nouveau, exactement là où une nation championne doit être.
Martial Galé







