
Après l’élimination à la CAN 2025, Idriss Diallo (pdt FIF) aux Éléphants : « Ce n’est pas un échec pour moi »
Lemandatexpress – Éliminés en quarts de finale de la CAN 2025 par l’Égypte au terme d’un match intense (3-2), les Éléphants voient leur rêve de doublé continental s’arrêter prématurément. Dans le vestiaire, le président de la Fédération Ivoirienne de Football, Idriss Diallo, a tenu un discours fort, empreint de lucidité, de responsabilité et d’espoir. Pour lui, malgré l’objectif non atteint, cette élimination ne saurait être résumée à un simple échec.
Championne d’Afrique en titre, la Côte d’Ivoire nourrissait de grandes ambitions dans cette CAN 2025. Mais face à une Égypte expérimentée et réaliste, les Éléphants ont fini par céder. Un coup d’arrêt douloureux, que le patron du football ivoirien a choisi d’analyser avec philosophie et hauteur.
Devant les joueurs et le staff technique, Idriss Diallo a d’abord tenu à rappeler l’engagement total du groupe. Il a salué les sacrifices consentis par les internationaux ivoiriens, venus répondre à l’appel de la patrie au prix de concessions personnelles et professionnelles. « Vous avez laissé vos familles, vos clubs, parfois même vos places de titulaires. Et cela, la Nation ne l’oubliera pas », a-t-il souligné.
S’il reconnaît que l’objectif fixé – ramener le trophée à la maison – n’a pas été atteint, le président de la FIF refuse de parler d’échec au sens absolu. « On peut considérer que c’est un échec parce que l’objectif n’a pas été atteint. Mais pour moi, ce n’est pas un échec », affirme-t-il, convaincu que le travail accompli depuis le début du projet reste solide.
Lucide, Idriss Diallo n’a cependant pas occulté les manquements. Le but encaissé très tôt face à l’Égypte a pesé lourd dans la rencontre. Pour lui, « prendre un but après cinq minutes contre l’Égypte, c’est presque du hara-kiri ». « Parce-que qu’on passe tout le temps à courrir derrière, on ne s’en sort pas.» Il a insisté sur l’importance de la concentration, mot-clé de la causerie d’avant-match. Et de prévenir qu’au « plan technique, les enseignements seront tirés ».
Dans un discours fédérateur, le président de la FIF a assumé la responsabilité collective de cette élimination. « Ce n’est la faute de personne en particulier. Nous sommes un groupe. On gagne ensemble, on perd ensemble », a-t-il martelé, protégeant ses joueurs et son staff de toute stigmatisation.
Idriss Diallo a également tenu à exprimer sa gratitude envers le Président de la République et le gouvernement ivoirien pour les moyens mis à disposition, ainsi qu’envers le peuple ivoirien pour son soutien et ses prières. Il a présenté ses excuses aux supporters, tout en rappelant que l’engagement des joueurs n’a jamais fait défaut.
Déjà tourné vers l’avenir, le président de la FIF a enfin projeté le groupe vers le prochain grand défi : la Coupe du monde 2026. Evoquant la prochaine fenêtre FIFA de mars comme une étape clé, M. Diallo a annoncé : « Nous sommes dans la construction d’un projet qui doit nous conduire au Mondial et nous permettre d’y réaliser la meilleure performance de notre histoire »
Enfin, le président de la FIF a invité les joueurs à la résilience, essence selon lui, de la mentalité l’Ivoirienne. « Quand on est Ivoirien, on peut tomber, on peut souffrir, mais on n’abandonne jamais. Le combat continue et j’ai confiance en vous », a-t-il conclu,
Martial Galé
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